Lacrim rétablit la vérité sur sa cavale dans une interview : “Quoi qu’il arrive je vais devoir y aller donc je vais y aller”…

Clique, l’émission de Mouloud Achour sur Canal+ devenu un site depuis la rentrée, est allé à la rencontre de Lacrim au Maroc. Alors qu’on le dit en cavale depuis sa mise en examen en mars et les 3 ans de prison requis contre lui (Voir ici), il s’explique aujourd’hui face à Mouloud :

“J’ai été condamné à 3 ans ferme avec mandat d’arrêt à la barre. Cette affaire date d’avant ma dernière incarcération. […] Ils ont envoyé des courriers chez moi, mais j’avais déménagé. Un mardi soir, je reçois un coup de téléphone comme quoi on a demandé 3 ans à mon encontre”. Contrairement à ce qui a pu être dit, Lacrim confie s’être rendu au tribunal pour le jugement mais que l’audience s’est arrêtée à 10 heures alors que le rendez-vous pour lui était fixé à 11 heures. Il nuance néanmoins en expliquant ne pas s’être présenté au délibéré puisque si de la sentence de prison ferme avait été adoptée, il aurait été directement amené en prison.

Concernant sa soi-disant cavale, il explique : “Pour moi, je ne suis pas en cavale. J’ai des choses à préparer et après je vais y aller, je ne vais pas attendre qu’on m’attrape. Une cavale, c’est pas pareil, tu te caches pendant 6 mois, c’est beaucoup de dépenses”.

Malgré ça, sa tape arrivera bien le 1er juin. Même s’il ne gère pas ses réseaux sociaux directement, le Mc assume de devoir continuer à être présent : “Mes réseaux sociaux ne sont pas tenus par moi. J’ai mon ami qui bosse pour moi. Heureusement, il est actif. J’ai fait le mort pendant 6 mois, j’ai laissé mon album marcher. Aujourd’hui, je sors une mix-tape, j’ai pas l’appuie des télés, des radios donc si mes réseaux sociaux ne sont pas actifs donc qu’est-ce que je vais faire”.

Enfin, il se confie aussi sur la fin possible et prochaine de sa cavale. Entre un album à préparer et une vie de famille à gérer, Lacrim explique que pour le moment il ne peut pas se permettre d’aller en prison, pour quelque chose d’“illégitime” de surcroît. : “Je ne suis pas là pour la défier la justice. C’est eux qui m’ont obligé à faire ça. J’aimerai bien ne pas avoir ces problèmes dans ma tête. Avant, je le méritais, là, je ne l’ai pas mérité. Quoi qu’il arrive je vais devoir y aller donc je vais y aller”.