Hayce Lemsi : l’interview vérité en bas de chez lui dans le magazine R.A.P. R&B#174. “J’ai vu le jour au milieu du désert algérien.”

HAYCE LEMSI_©Alex Mahieu:R.A.P. R&B#174:2015

L’électron libre du rap çais-fran, Hayce Lemsi nous accueillait sur ses terres dans le Triangle d’or pour une petite visite guidée du bastion du roi des “locos”, qui a d’ailleurs sorti son 1er album, L’or des rois, il y a quelques semaines.… L’occasion de réaliser une interview de l’homme au flow aiguisé comme un couteau, où il se livre en toute honnêteté et sans langue de bois… De ses origines au quartier, de son contrat en maison de disques au contenu de son album, le Mc parle de tout, librement…

L’interview commence comme ça…

R.A.P. R&B : T’as “vu le jour au cœur d’une source pétrolière”, comme tu dis dans Kalimera. T’as des souvenirs de ces quelques années passées en Algérie ?
Hayce Lemsi : J’ai vu le jour au milieu du désert algérien (à Hassi Messaoud, Ndlr). C’est peut-être aussi pour ça que je représente autant l’Algérie. Je suis resté jusqu’à mes 5 ans là-bas. J’ai grandi au milieu du désert avec des chameaux, des scorpions. Mon père, il était frigoriste pour la Sonatrach, l’entreprise pour le pétrole. A mes 5 ans, je débarque dans le 17e. Je découvre la mixité. J’étais habitué à voir que des rebeus et là, je vois des renois, des blancs, des jaunes, des verts. J’étais très sauvage à l’époque. C’est pour ça que j’ai redoublé le CP. Je parlais pas bien français.

R.A.P. R&B : Dans Les mauvais garçons dansent, tu parles de ta génération comme d’une génération “d’hommes élevés par des femmes.” Ça a été le cas pour toi ?
Hayce Lemsi : On est d’une génération où beaucoup de gens n’ont pas connu leur père……

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Teaser du magazine R.A.P. R&B #174 :