Djadja & Dinaz : « On est un groupe de paranos ! » [Interview]

La foncedé, les séries et l'origine de leurs pseudos

R.A.P. R&B : A l’époque de notre 1ère interview, vous parliez de vouloir arrêter la fumette, mais le sujet reste présent dans vos textes…

Djadja [il demande un joint à son manager] : Tu me parles de fumette, je veux fumer. Mais j’aimerais bien arrêter, ça ralentit le bédo… Quand j’avais 15 ans, j’disais que j’fumais pour trouver l’inspi. Aujourd’hui, j’ai beau fumer 1000 joints, ça va juste me fatiguer. C’est dans ta tête en vrai. Je peux écrire un texte dès le matin. Au studio ça m’endort plus qu’autre chose.

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R.A.P. R&B : Il y a le morceau Privado dont le refrain fait : “J’roule un privado…” Vous pouvez expliquer ?

Djadja : C’est un privé, t’es en résidence privé, tu le fumes tout seul. Ça vient d’un ami à nous.
Dinaz : Il disait souvent ça, on s’est dit qu’on allait l’utiliser.
Djadja : C’est souvent les gens autour de nous qui nous donnent l’inspi, la vie de tous les jours.

R.A.P. R&B : Justement, comment se passe l’écriture chez vous ?

Dinaz : En général, on écrit le couplet d’un coup…
Djadja : On se pose avec une instru qui tape à l’oreille et on va tout faire d’un coup.
Dinaz : Il peut nous manquer quelques phrases et on va les faire au studio.
Djadja : C’est rare que tout soit écrit quand on arrive au studio. On aime bien écrire là-bas parce qu’on peut tester.
Dinaz : Tu fais ce que tu veux avec ta voix, des effets, des réglages de vocoder. Avec la voix brute, ce n’est pas pareil.

R.A.P. R&B : L’alcool est aussi présente, mais plus pour noyer sa peine que pour le côté festif…

Dinaz : On ne boit pas tous les jours non plus !
Djadja : C’est autant boire pour oublier que boire pour faire la fête. Ciroc par exemple, c’est plus le côté halla et…
Dinaz : Des fois tu vas boire en mode pensif…
Djadja : On est peut-être un peu trop dans le côté boire pour oublier. On ne fait pas trop la fête en vérité… mais on la fait quand faut la faire.
Dinaz : Quand c’est le bon moment, on ne se prive pas !

R.A.P. R&B : Vous aviez Gomorra dans vos inspirations à l’époque du 1er album. Là, il y a moins de références à des séries. Vous regardez quoi en ce moment ?

Djadja : Je suis sur Banshee, j’en suis à la saison 4.
Dinaz : Et moi, Peaky Blinders.

R.A.P. R&B : Et La Casa de Papel ?

Djadja : Je l’ai saigné en sous-titré en mode hacker, en espagnol. Je conseille de tout regarder en sous-titré, c’est mieux, ça t’ouvre, ça t’apprend les autres langues…
Dinaz : Moi j’ai vu que la 1ère saison.

R.A.P. R&B : Pour finir je voulais revenir sur l’origine de vos surnoms. Djadja ça vient de Gianni, ton prénom ?

Djadja : Non pas forcément. C’est lointain comme surnom, c’était à l’époque avec des amis qui m’appelaient comme ça, c’est un truc con… c’est par rapport au poulet. “Djadja” ça veut dire poulet en rebeu…

R.A.P. R&B : Et tu ressemblais à un poulet quand t’étais petit ?

Djadja : (Rires) : Non !
Dinaz : Il mangeait beaucoup de poulet, il aimait bien.

R.A.P. R&B : Mais tu as bien un prénom italien, tu as des origines ?

Djadja : Ma mère a des origines italiennes. Je dis algérien parce que si je commence à dire que je suis algérien, italien, on va me dire : “Et la Chine aussi ?”. C’est plus simple de ne dire qu’une origine, et vu que le père est algérien…

R.A.P. R&B : Et Dinaz, c’est le verlan de Azzedine… Ce prénom a une signification particulière ?

Dinaz : Ouais, mais je ne la connais pas, je ne vais pas t’inventer un truc (ça se traduit littéralement par “La religion est puissante”, Ndlr). C’est un pote à moi qui m’appelait Dinaz. Au quartier, on m’appelle comme ça.

“Au début on voulait s’appeler Tenue de Motard… 

R.A.P. R&B : Et vous avez fait exprès de ne pas avoir choisi un nom de groupe mais de coller vos 2 blases ?

Djadja : Ouais. On a essayé des choses. Au début, on voulait s’appeler Tenue de Motard, c’est pour ça qu’on a fait cette série de sons avec ce titre. A l’époque on était en tenues de motards, j’sais pas ce qu’il se passait dans notre tête (rires). D’ailleurs, il y aura sûrement un volume 5. C’est une série qu’on aime bien.
Dinaz : Le public aime bien aussi, c’est du kickage, c’est la rue. On prend une instru brutale pour faire du sale. Même le mec du studio, il est au courant !

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