Médine réagit à la polémique autour de ses concerts au Bataclan ! [Communiqué]

Quelques jours après le début de la polémique autour de ses 2 dates de concerts au Bataclan à Paris (les 19 et 20 octobre 2018), Médine a enfin pris la peine de réagir. Devait-il répondre ? En tout cas, c’est avec recul et toute la sagesse qu’on lui connaît qu’il a posté un message suivant sur ses réseaux :
“Avant tout, afin de lever toutes ambiguïtés, je renouvelle mes condamnations passées à l’égard des abjects attentats du 13 novembre 2015 et de toutes les attaques terroristes, et assure avec la plus grande sincérité l’ensemble des familles des victimes de mon profond soutien.
Voilà 15 ans que je combats toutes formes de radicalisme dans mes albums. Un engagement qui me vaut les foudres de l’extrême-droite et de ses sympathisants, qui n’hésitent pas à détourner le sens de mes chansons ; ceux-là même aujourd’hui qui tentent d’instrumentaliser la douleur des victimes et de leur famille.
Désormais notre question est la suivante : « Allons-nous laisser l’extrême droite dicter la programmation de nos salles de concerts voire plus généralement limiter notre liberté d’expression ?

Si Médine rappelle dans son message sa position sur les dramatiques évènements du Bataclan, et le terrorisme en général, qu’il “combat” depuis toujours, il n’hésite pas à pointer du doigts ses détracteurs : l’extrême droite.

Force est de constater que son écriture et son style de rap ne sont pas compris (volontairement?) de tous. Utilisant souvent les clichés pour mieux les dénoncer quand il ne se met pas carrément dans la peau d’un raciste comme dans Angle d’attaque (acte 1), dans lequel il s’imagine en Noir qui accuse les Blancs d’être à l’origine de la mort d’un des siens, avant que les faits, bien plus complexes, ne soient rétablis dans la suite de la trilogie.

Ces paroles ont été utilisées pour décrédibiliser le rappeur et l’accuser de racisme anti-blanc. Dans le même temps, celles du morceau Don’t Laïk sont vues comme une attaque à la laïcité alors que le Havrais s’en prend avant tout aux extrémistes de cette dernière…

Avant tout, afin de lever toutes ambiguïtés, je renouvelle mes condamnations passées à l’égard des abjects attentats du 13 novembre 2015 et de toutes les attaques terroristes, et assure avec la plus grande sincérité l’ensemble des familles des victimes de mon profond soutien. Voilà 15 ans que je combats toutes formes de radicalisme dans mes albums. Un engagement qui me vaut les foudres de l’extrême-droite et de ses sympathisants, qui n’hésitent pas à détourner le sens de mes chansons ; ceux-là même aujourd’hui qui tentent d’instrumentaliser la douleur des victimes et de leur famille. Désormais notre question est la suivante : « Allons-nous laisser l’extrême droite dicter la programmation de nos salles de concerts voire plus généralement limiter notre liberté d’expression ? »

Une publication partagée par Médine (@medine_officiel) le