Aboubakar Fofana : le policier avoue l’avoir tué « par erreur » !!! [Vidéo]

Mort Aboubakar Fofana
© AFP/Damien Meyer

Sa mort, au soir du 3 juillet, avait provoqué de nombreuses émeutes dans la région nantaise dont dans son quartier du Breil. Alors que cette nuit, il s’agissait de la 4ème nuit d’émeutes, on en sait désormais plus sur les circonstances de la mort d’Aboubakar Fofana, jeune homme de 22 ans tué par la police lors d’un contrôle routier.

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Dans un premier temps, les forces de l’ordre avaient rapidement affirmé que le jeune homme avait “refusé d’obtempérer », et notamment de se soumettre à un contrôle di’dentité. « A ce moment-là, il a fait une marche arrière brusque. Il a heurté un CRS au genou, qui a juste eu le temps de s’écarter. Un de ses collègues a tiré pour arrêter le véhicule, » ajoutait même un responsable de la police nantaise.

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Placé depuis en garde à vue, l’auteur du coup de feu mortel contre Aboubakar Fofana (touché la carotide) est revenu sur ses premières déclarations. Il a finalement avoué avoir “tiré par erreur” et non par accident ou par légitime défense comme il l’avait indiqué dans ses premières déclarations. “Son premier réflexe a été de mentir (…), mais il a révélé depuis la vérité de manière beaucoup plus apaisée”. « Un geste qu’il regrettera toute sa vie » a affirmé son avocat. Le brigadier-chef de la compagnie de sécurité républicaine (CRS) de Bergerac (Gironde) a été mis en examen, et placé sous contrôle judiciaire. Une information judiciaire a été ouverte pour “coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner”.

Selon les dernières révélations du policier, le coup de feu serait parti accidentellement alors qu’il tentait de maîtriser Aboubakar Fofana, dans l’habitacle de sa Nissan Juke alors qu’une lutte se serait engagée. D’ailleurs le jeune homme aurait entamé une marche arrière sur ordre des forces de l’ordre contrairement à ce qui a indiqué par la police…

De son côté, alors qu’une marche blanche a été organisée au cri de “Pas de justice. Pas de paix” et de “Vérité pour Abou”, la famille de la victime ne s’est toujours pas exprimée. Après ce terrible événement, policiers et jeunes se sont longuement affrontés les nuits suivantes.

Quasiment 2 ans jour pour jour après l’affaire Adama Traoré, jeune homme de 24 ans mort par étouffement lors d’un contrôle de police à Beaumont sur Oise (95) et plus d’un an après l’agression subi par Théo Luhaka, 22 ans à Aulnay-sous-Bois (93), là aussi lors d’un simple contrôle, les forces de l’ordre sont une nouvelle fois mises en cause dans une affaire de violences…