Rachid Taha, le chanteur algérien, est décédé à l’âge de 59 ans !

Le Rock, le Raï, l’electro… Rachid Taha avait touché à tout pendant de son immense carrière internationale. Il a ainsi largement contribué à l’évolution de la world music, et influencé ses contemporains. Le Parisien nous a appris le décès cette nuit du chanteur algérien, installé en France depuis 1968. Agé de 59 ans, il a succombé à une crise cardiaque foudroyante dans son sommeil, à son domicile parisien.

Membre du groupe Carte de séjour depuis sa création en 1981, l’artiste engagé né en 1958 à Sig, dans la banlieue d’Oran, en Algérie, et alors installé à Lyon, s’était fait connaître avec son groupe pour sa reprise de Douce France de Charles Trenet. Ils s’étaient ensuite séparés à la fin des années 80, Rachid Taha se lançant alors dans une carrière solo.

Mêlant des styles musicaux très différents, sa carrière aura néanmoins été marquée par le classique Ya Rayah, son titre majeur sorti en 1997. Elle le fut aussi par l’album live 1, 2, 3 Soleil auxquels il a participé avec Faudel et Khaled et dévoilé l’année suivante, en 98. Les 3 avaient d’ailleurs remplis Bercy pour un concert exceptionnel.

C’est aussi en 1998 que sortira Diwân, un projet de reprises de classiques de la chanson arabe. Il s’apprêtait justement à monter sur scène le 22 septembre à l’Opéra de Lyon pour fêter les 20 ans de cet album. Un nouveau projet devait également voir le jour au début de l’année prochaine.

De nombreux rappeurs ont plusieurs fois fait référence à ce grand monsieur de la musique arabe. Alkpote avait utilisé son nom pour un morceau sur son album Inferno, tandis que Hamza l’avait dernièrement invité sur scène lors d’une émission de télévision.