Pendez les Blancs : Nick Conrad se justifie sur son morceau polémique !

C’est ce qu’on appelle un buzz éclair. Le rappeur Nick Conrad était encore totalement inconnu avant la sortie de son clip Pendez Les Blancs. Publiée le 14 septembre, cette vidéo a fait un énorme buzz ce mercredi 26 septembre après que plusieurs médias se soient emparés de ce qui est devenu une affaire. Résultat : il a passé quelques heures au sommet des tendances sur Twitter, et a connu une exposition inespérée.

Il faut dire qu’avec PLB, le rappeur de Noisy-le-Grand n’a pas fait les choses à moitié. Dans une vidéo aux allures de court-métrage, il inverse les rôles du racisme anti-noir et s’inspire beaucoup du film American History X pour torturer un Blanc. Les paroles sont également bien dans le thème de cette violence raciale. Un extrait a particulièrement choqué : “Je rentre dans des crèches je tue des bébés blancs. Attrapez-les vite et pendez leurs parents, écartelez-les pour passer le temps, divertir les enfants noirs de tout âge petits et grands. Fouettez-les fort faites-le franchement, que ça pue la mort que ça pisse le sang”.

Alors que les politiques se sont empressés de monter au créneau, le sujet est rapidement devenu une affaire d’Etat pour des propos tenus par un artiste rassemblant une poignée de fans sur ses réseaux. La censure a été opérée sur ses différents réseaux puisque la vidéo a sauté de YouTube tandis que ses comptes Instagram et Facebook ont été supprimés. Seul son compte Twitter existe encore sans qu’il ne s’y soit exprimé.

Nick Conrad a profité de la parole qui lui a été donnée sur plusieurs médias, en particulier Le Parisien. Il y assume le côté très provocant du propos : “le choc était voulu, nécessaire” et que le clip “n’est que de la fiction. Il affirme que “ce morceau, c’est un miroir, une réponse aux injustices vécues par ma communauté depuis l’esclavage […]. Jai voulu inverser les rôles de l’homme blanc et de l’homme noir. Et proposer une perception différente de l’esclavage.” Il affirme aussi que le problème vient également de la perception que le public peut avoir : “J’ai reçu beaucoup de soutien de la part d’Américains qui ont l’esprit plus ouvert en terme d’expression artistique”. Avant de conclure : “Moi je voulais juste faire passer un message simple : acceptons-nous les uns les autres dans notre différence.Il évoque également l’affaire Eric Zemmour, précisant que contrairement à ce qu’il a créé, ce que le polémiste dit, il le pense.

Ce morceau n’est pas isolé puisqu’il fera partie d’un EP de Nick Conrad complété par une mini-série qui, selon son auteur, permettra de mieux remettre les choses dans leur contexte. A votre avis, ces justifications vont-elles être bien reçues? Rappelons que la justice s’y est mêlée puisqu’une plainte a été déposée par la LICRA et que le parquet de Paris a demandé l’ouverture d’une enquête pour provocation publique à la commission d’un crime ou d’un délit. Il risque jusqu’à 5 ans de prison et 45 000 euros d’amende…