Alors que la sortie récente de son 2ème album à un peu plus consacré Aya Nakamura comme reine de la musique pop en France, The Fader, un des médias américains les plus hypes, a décidé de s’intéresser au phénomène franco-malien. 

Ce n’est pas la 1ère artiste urbaine française à passer dans ce magazine et site web de référence. En 2016, la version papier avait déjà mis en couverture PNL. Une consécration ultime que n’a pas encore la chance de connaître Aya qui peut quand même se targuer d’avoir une belle exposition avec un article sur le site intitulé “Aya Nakamura is flipping France’s rigid rules, beautifully, en “Aya Nakamura renverse les règles rigides de la France, magnifiquement”.

 

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@ayanakamura_officiel is flipping France’s rigid rules, beautifully. Link in bio. #GENF Photos @bleumanet, fashion @axla.__

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Dans l’article, la journaliste présente tout d’abord la chanteuse au public américain en expliquant le succès de Djadja, clairement un des tubes de l’été. Puis il narre sa rencontre avec l’artiste qui lui balance “Donc tu me donnes un Coca Light parce que je suis une meuf et que tu ne veux pas que je grossisse” prouvant qu’elle  n’a pas sa langue dans sa poche – demandez à Mathieu Delormeau.

Quand on lui demande ce qui a changé depuis le succès, elle répond par le négatif : “Je continue de déposer ma fille à la maternelle comme le fait chaque parent. En fait, les gens me prennent au sérieux maintenant”. Puis ce sont les racines africaines de la chanteuse qui a grandi à Aulnay-sous-Bois (93) qui sont évoquées : “En tant que griotte, ma mère participait aux mariages et enterrements, chantait des prières pour les familles des mariés. Pendant quelques minutes, toute l’attention était focalisée sur elle et sa voix(…) Quand j’étais petite je me suis ‘Je n’arriverais jamais à faire ce que ma mère fait’. Elle avait une voix tellement puissante et tellement de présence, et j’étais bien trop timide pour m’imaginer chanter devant une foule…

Dans cette interview très intéressante, Aya raconte aussi son adolescence et ses débuts dans le son: “Je galérais pour trouver un boulot. Je chantais tout le temps, même mes sœurs et mes amis en avaient marre de mon cul et me disait d’aller au studio pour enregistrer mes propres sons. Je n’avais aucune idée de comment on enregistre un son, mais grâce à quelques amis j’ai trouvé un studio et un ingénieur pour m’aider. J’écrivais mes sons à la maison, prenais le RER vers le 77, ce qui est à l’opposé de chez moi, mais je m’en foutais !”.

L’article arrive ensuite à son 1er son (J’ai mal) et son feat avec Fababy, Love d’un voyou, qui l’a faite connaitre à beaucoup d’entre nous…