Poutine se lance dans un combat contre le rap !

A toute époque, le rap a souvent été catégorisé comme une musique engagé et protestataire faisant l’apologie de la violence et de la drogue. Un cliché qui perdure malgré le succès et l’internationalisation du rap, ainsi que la multiplicité des genres que nous proposent les artistes. Et même si l’on est le Président de l’un des états les plus puissants et les plus craints, le rap (protestataire) peut encore faire peur.

C’est le cas aujourd’hui pour le Président russe Vladimir Poutine qui s’est publiquement exprimé sur le rap et sa “mauvaise influence supposée sur le peuple russe. Dans des propos rapportés par le média AssociatedPress, le dirigeant a expliqué qu’il ne souhaitait pas interdire le rap mais “réguler les propos des rappeurs. Lors d’une réunion autour du thème de la culture, Poutine a ainsi donné sa vision de cette musique : “Le rap, comme d’autres formes d’arts modernes, repose sur 3 piliers fondamentaux : le sexe, la drogue et la protestation, ce qui ouvre la voie vers la déclin d’une nation.

Une déclaration qui fait – en réalité – suite à l’arrestation et à la condamnation à 12 jours d’incarcération de Husky, jeune rappeur engagé, originaire de Krasnodar. Il est accusé “d’hooliganisme après avoir critiqué l’état et ses responsables dans certains de ses morceaux. Plusieurs de ses concerts ont également dû être annulés en raison de menaces qui pèseraient sur lui et les salles où il devait se produire.

Si le rap en France a perdu de son propos contestataire, résultat de sa popularité et des courants de plus en plus mainstream qu’il enfante, cette musique peut encore gêner et déstabiliser des systèmes, même les plus puissants. Si dans sa prise de parole, Poutine a notamment expliqué qu’il voulait protéger son peuple du fléau qu’est la drogue, banalisée dans les textes de rap, est-ce vraiment le but recherché en muselant un artiste comme Husky ?