Le “boxeur de gendarmes”, Christophe Dettinger, s’explique avant de se rendre ! [Vidéo]

Christophe Dettinger - Gilets jaunes

Ce week-end a été marqué par une nouvelle série de manifestations des gilets jaunes dans tout le pays, l’acte VIII. Si la plupart se sont très bien passés, certains débordements opposant les manifestants et les policiers ont eu lieu à Paris, Brest ou Bordeaux, mais une image est largement plus ressortie que les autres. On y voit un homme de grande taille, habillé d’un manteau et d’un bonnet noir, se battre à mains nues face à un CRS. Il frappe à plusieurs reprises le policier au niveau de son casque sur la passerelle Sédar-Senghor (entre les Tuileries et l’Assemblée nationale), et a également été vu en train d’en agresser un autre qui s’était retrouvé au sol.

Rapidement identifié, l’homme n’est autre que Christophe Dettinger, père de 3 enfants, âgé de 37 ans, ancien boxeur professionnel comptant 18 victoires à son palmarès et des titres de Champion de France 2007 et 2008 dans la catégorie des poids lourds-légers. Ce samedi 5 janvier, s’il est devenu la coqueluche des gilets jaunes, des internautes et opposants aux forces de l’ordre, les responsables politiques ont condamné les gestes du boxeur, également surnommé le “gitan de Massy”, qui travaille actuellement dans une mairie de l’Essonne. Face à la pression, et recherché par la police, le “bonnet noir” le plus célèbre de français s’est tout d’abord expliqué sur son compte Facebook avant de se rendre ce matin aux forces de l’ordre.
Dans la vidéo enregistrée dimanche 6 janvier, il affirme soutenir le mouvement des gilets jaunes depuis le début des manifestations, auxquelles il a toujours participé, et avoir agi “après s’être fait gazer” lui, mais surtout tout un tas de gens autour de lui depuis le début du mouvement. Il explique également son ras-le-bol et son soucis de l’avenir face l’évolution de la société et de ses politiques. Enfin, il affirme “avoir mal réagi” et appelle à continuer le combat “pacifiquement”.
Les 2 gendarmes mobiles concernés ont de leur côté porté plainte contre lui. La Fédération Française de Boxe s’est pour sa part désolidarisée du boxeur en condamnant son acte “avec la plus grande fermeté”.
Pour l’heure, Cristophe Dettinger a été placé en garde-à-vue.

On attend maintenant des nouvelles du commandant divisionnaire Didier Andrieux, qui fait partie de la promotion à la Légion d’honneur du 1er janvier 2019. Ce policier violent qui a frappé au visage un jeune homme, et d’autres manifestants, lors du mouvement des gilets jaunes à Toulon ce week-end… Sur une vidéo, on peut entendre ce commandant – souvent décrit comme “un homme de poigne” et qui avait déjà frapper un collègue, lui cassant le nez – s’exclamer : “Déposez plainte, (…) je suis commandant, il n’y a pas de souci”. Dans son cas, le procureur de la République de Toulon a annoncé ne pas ouvrir d’enquête, jugeant qu’il avait agi “proportionnellement à la menace” en cherchant à mettre un terme aux agissements de “casseurs”. Il précise que vu le contexte “insurrectionnel”, il était “impossible d’interpeller quelqu’un sans violence”. Depuis l’IGPN (la police des polices) a été saisie…