Placé devant un juge pour avoir “provoqué à commettre des atteintes à la vie” pour la sortie d’un clip de rap, Nick Conrad passait ce mercredi au Tribunal de Paris…

Son clip publié à la mi-septembre avait créé une grosse polémique. Rappeur anonyme, Nick Conrad s’était fait remarquer après avoir dévoilé un clip-choc intitulé PLB (pour Pendez les blancs). Un titre regorgeant de références historiques et de punchlines violentes (“Je rentre dans des crèches je tue des bébés blancs, attrapez-les vite et pendez leurs parents”) qui avaient choqué de nombreux internautes mais aussi plusieurs associations. Une polémique qui n’aura pas dégonflé malgré ses explications et qui l’amenait aujourd’hui devant la justice.

Présenté devant la 17ème chambre du Tribunal Correctionnel de Paris, le rappeur a ainsi tenté de se justifier, expliquant notamment “vouloir créer un choc et montrer ce que l’homme noir avait vécu”. Il a également affirmé que le côté fictif de son clip était visible, tant “au niveau des vêtements, des citations et des références”. Face à lui, les avocats des parties civiles dont font partie la LICRA et l’AGRIF (Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l’identité française et chrétienne) ont eux appuyer sur le fait que ce clip était clairement du racisme anti-blanc et que le rappeur devait être condamné pour ses propos. Le déroulé en détail du procès se situe en cliquant sur le tweet et en faisant défilé les messages de son auteur, Sihame Assebague, journaliste présente sur place.

Le verdict sera rendu le 19 mars et nous saurons si le procureur qui a demandé une amende de 5000€ assortis d’une peine de sursis sera entendu.