FRANGLISH : MONSIEUR GLISH, LE PROTOTYPE URBAIN [INTERVIEW]

Franglish, c’est l’histoire d’un artiste urbain français du 20ème arrondissement parisien. Habitué à chanter en anglais, la street a très vite attribué à Glish le nom de scène qu’il porte. Proche de Dadju, avec qui il tourne en concerts, et des artistes hérités du phénomène Wati-B, le jeune papa aux origines congolaise et togolaise nous propose Monsieur (la version français de Gentleman de Dadju ?), un premier album studio très mélodieux…


 

   “Monsieur, c’est un état d’esprit… C’est le sentiment
que ressent une femme quand elle passe de mademoiselle
à madame ? (Rires)”    

R.A.P. R&B : Nous sommes-là pour parler de ce tout nouveau projet : Monsieur. D’ailleurs pourquoi Monsieur ?
Franglish : Parce que Monsieur, c’est un état d’esprit. Je suis jeune, père de famille et responsable, c’est l’album de la maturité d’une certaine manière et je voulais le montrer après Signature que j’avais sorti en 2017. Avec les titres, la pochette et à l’écoute de l’album on comprend mieux pourquoi j’ai décidé d’intituler mon projet de cette manière. C’est le sentiment que ressent une femme quand elle passe de mademoiselle à madame ? (Rires) Oui voilà, pour les filles qui m’écoutent ça peut être pris comme ça.

R.A.P. R&B : Comment tu qualifies ta musique ?
Franglish : J’ai pas vraiment de style particulier. Je me considère comme un artiste qui fait de la musique urbaine. Je ne suis pas un rappeur dans le sens pur et dur du terme, je peux faire du rap sans problème, mais je me vois plus artiste urbain. Je ne peux pas me dire que je me contente de faire du hip-hop, j’aime varier, mais je préfère vraiment dire que je fais de la musique urbaine.

R.A.P. R&B : 6 années se sont écoulés depuis ta première mix-tape. C’est ton 4ème projet, ton premier album justement après 3 tapes. Comment on se dit : “cette fois, je passe à l’album” ?
Franglish : On va dire que c’est à force bosser, de voir les résultats et l’engouement, on s’est dit que c’était logique de proposer un album. Si j’avais sorti une mix-tape, ça n’aurait pas été une bonne idée je pense. Après il n’y a plus vraiment de règle, les gens confondent mix-tape et album, mais je me suis dit que c’était mieux de partir sur un album maintenant. L’idée est de poser l’identité ‘Franglish de par mes titres, les instrumentales et ma mélodie.

album franglish monsieur

R.A.P. R&B : C’est vraiment l’impression que tu donnes en tout cas à l’écoute de ton projet. Pour ceux qui te suivent depuis Prototype ta 1ère tape, on se dit qu’à partir de Signature, tu as compris que t’étais un Sayan. Et là avec Monsieur, tu atteins ta 1ère transformation.
Franglish : (Rires) Oui, je vois ce que tu veux dire, bah c’est exactement ça. C’est pour ça qu’avec le temps, j’me dis que je préfère plus cet album que Signature parce que je suis à l’aise avec les titres et les thèmes, même s’il y a des titres comme Mama où c’était très dur pour moi de les enregistrer. Oui, c’était compliqué, je parle du décès de ma mère et je m’étais jamais dit que j’allais en parler. Pendant la réalisation du morceau, j’étais très surpris d’en parler comme ça, sur une prod comme ça et avec ce flow-là. Quand on écoute mon album, peu importe l’humeur, que tu sois joyeux ou triste, je veux que tu restes dans le rythme et que tu bouges la tête. Comme dans Oui ça va avec Vitaa, on aborde la séparation : bah ça ne t’empêche pas de faire des p’tits pas dessus tu vois ? C’est vraiment ce que je voulais que cet album impose.

On va dire que Signature, c’est le before avant d’arriver au stade où j’me suis dit : c’est bon, j’me suis trouvé, mon style et mes thèmes sont comme ça, ma voix, j’la pose comme ça. C’est particulier parce dans cette album, je me cherchais et je me suis trouvé en même temps quelque part. Par exemple, un titre comme C’est plus l’heure (déjà avec Dadju, Ndlr) c’était un test pour moi. Le morceau a marché, il est Single d’or, mais c’était vraiment un test. Au studio, je me demandais si j’étais capable de faire un son comme celui-là. Pareil pour Compte sur moi, Bébé Na Bébé… et en arrivant à l’album, vu qu’entre temps je suis en tournée avec Dadju où je fais les premières parties, je capte avec les concerts, le public ce qu’ils aiment par-dessus tout chez moi en terme de style. Cela m’a beaucoup aidé pour l’album. C’est la conclusion à laquelle je suis arrivé avec Dj Erise et DSK On The Beat. On s’est dit que c’était comme ça qu’il fallait que je pose. Par exemple, sur le morceau Vargas avec Alonzo, je savais que si je devais faire un son club, je devais le faire dans ce style-là. Mais cela ne m’empêchera pas de trouver d’autres style plus tard. Je ne suis pas un artiste fermé.

R.A.P. R&B : L’album comporte 21 titres avec comme thème la famille, l’amour, la fidélité, la confiance. Ce sont les choses les plus importantes pour toi ?
Franglish : Surtout la confiance, ma famille, ma fille, Mme Glish… Mon entourage c’est très très important pour moi, oui.

 R.A.P. R&B : Donc il y a Mme Glish, c’est officiel ?
Franglish : Oui, je ne suis pas un cœur à prendre. Impossible.

 R.A.P. R&B : Pourtant dans Fierté, tu dis : “j’ai peur d’aimer c’est mon problème.” A ce moment, on se dit qu’il n’y avait pas vraiment de Mme Glish…
Franglish : Non en fait, ce son ne me représente pas personnellement. C’est un thème général, c’est une situation qu’un ami à moi a connu et ça m’a inspiré pour faire le son. C’est comme C’est plus l’heure, ça ne parle pas de moi, tu vois ? Même s’il y a des titres dans l’album où je parle à la 1ère personne, il faut plus le prendre dans le sens où je généralise. Je suis plus dans le rôle de l’acteur. J’ai utilisé cette phrase parce qu’un ami à moi a connu cette situation comme je te disais, et par la suite il a rencontré une personne et il était bloqué. Il avait perdu confiance en ce sentiment. Il se demandait s’il se réinvestissait dans une relation, est-ce qu’il allait connaitre le même sort ou pas. Il était plein de doutes. Je pense que c’est le destin des personnes déçues, soit elles finissent par avoir peur d’aimer, soit elles se lancent dans des choses mauvaises.

   “Je ne suis pas un rappeur dans le sens pur et dur du terme,
je peux faire du rap sans problème,
mais je me vois plus artiste urbain.”    

R.A.P. R&B : Dj Erise et DSK On The Beat à la baguette, des featurings de marque avec Dadju, Abou DeBeing sur le très très chaud Warriors, KeBlack, Vitaa, Alonzo, Soolking. Comment tu choisis d’inviter untel ou untel ?
Franglish : Moi, quand je suis en studio, on fait tout sur place. Il n’y a pas de thème préparé, que ce soit dans la création de l’instrumentale, les thèmes, les mélodies, les paroles, tout se fait sur place. D’ailleurs je trouve souvent le thème, les paroles devant le micro et quand j’écoute la prod je pense souvent à des artistes. Je choisis des personnes que j’écoute. Je vais te reprendre l’exemple de Vargas avec Alonzo : quand je suis en train de trouver ma mélodie avec “Tony Montana Tony Montana..”, j’me dis : mais en fait pourquoi je demande pas à Alonzo directement ? (Rires) Je lui envoie le morceau, il pète un câble et il me dit : “On y va direct !” De là, vu qu’il n’avait pas le temps de venir sur Paris, je suis allé le voir à Marseille et il a posé le son en 30-40 minutes. Après on s’est dit pourquoi pas tout faire sur place et on a tourné le clip. J’ai eu que des bons retours, c’était une bonne surprise pour mon public de me voir avec Alonzo.

franglish soolking
Franglish et Soolking

Soolking, on se parlait souvent sur les réseaux bien avant son album et j’étais tombé sur des clips à lui, que j’ai beaucoup aimés. Tu vois, moi, quand j’apprécie ce que fait un artiste, je lui envoie un message directement ou je snappe, je suis pas dans l’ego ou j’me cache et je kiffe en cachette… Je lui ai donc envoyé un message en lui disant que c’était lourd ce qu’il faisait, que j’aimais beaucoup son style et qu’il était singulier… Ça lui a fait plaisir, et ensuite, je lui ai parlé d’une collaboration et il n’était pas fermé du tout, au contraire. Le truc c’est qu’entre temps, on s’est un peu perdu de vue parce que j’étais en tournée et lui était en train de travailler sur son album. Je lui ai renvoyé un message après l’album et on s’est mis d’accord sur nos disponibilités. On a fini par se capter un soir, on a fait 2 sons le même soir, enfin 2 maquettes puis on a terminé avec Déçu. Et encore, en réalité, dans l’album il devait y avoir d’autres feats, mais le manque de temps à fait qu’ils ne sont pas sur le projet.

R.A.P. R&B : Des noms ?
Franglish : Il devait y avoir Gims, Fianso et ce n’était pas vraiment confirmé mais il devait y avoir Karol G. D’ailleurs Lartiste a fait un son avec elle !

R.A.P. R&B : Justement tu as même invité ta fille sur le titre très émouvant : Petit Diamant. Tu peux nous parler de ce morceau ?
Franglish : Ah c’est mon plus gros feat là ! (Rires) Ah, elle aime trop la musique. Ce son c’était un délire où je trouve l’instru dans un 1er temps puis je me mets devant le micro et là j’ai la phase : “petit diamant” qui sort, “C’est mon petit diamant, elle m’a rendu bête…” Bon j’enregistre, je trouve les paroles en 10-15 minutes, comme ça, où je parle d’elle par rapport à sa mère et l’éducation que je vois pour elle. Et à la fin du son, une fois que les choses sont structurées, j’me dis mais pourquoi je lui demande pas qu’elle fasse 2-3 voix dans le son ? Et vu que j’ai pris l’habitude de lui faire écouter mes morceaux, si elle se lève et qu’elle se met à danser, c’est qu’elle a validé fort le son. Si elle bouge la tête c’est qu’elle a validé, mais sans plus. Mais si elle se remet dans son dessin-animé c’est que le son ne l’a pas tapée plus que ça, tu vois ? (Rires) Mais là, elle s’est mise debout, elle dansait et faisait des tours jusqu’à en avoir des vertiges carrément. (Rires) Je lui ai demandé si elle voulait venir, elle m’a dit oui directement. On parle d’une petite fille d’un an et demi hein ! (Rires) Du coup, elle m’accompagne au studio, je lui mets le casque, je lui explique un peu ce qu’il faut qu’elle fasse et elle y a tellement pris goût qu’elle faisait des trucs que je ne lui avais pas dit de faire comme : “bravo” ! Là, on a ressenti qu’elle prenait du plaisir, on a gardé le truc. Pour te dire même à la fin quand je lui dis : “tu veux manger”, j’avais carrément zappé qu’on était en train d’enregistrer. Et même sur l’intro, quand on parle et qu’elle me dit : “C’est comment ?”, j’étais surpris. (Rires) J’me suis dit qui lui a appris à dire c’est comment ? Elle me surprend chaque jour.

R.A.P. R&B : Tu vas le clipper ?
Franglish :
Ouais, c’est fort possible. J’avais déjà fait un clip avec elle, Mérité sur Signature donc je pense que pour Petit diamant, on va le faire aussi.

R.A.P. R&B : T’es un jeune papa aujourd’hui, est-ce qu’on a un regard différent sur la vie quand on devient père ?
Franglish : Ça a changé plein de choses, sur ma manière d’agir, de réfléchir, de parler… Ça a changé tellement de trucs, même par rapport à Mme Glish ça a changé, tu vois ? Je la vois autrement, j’avais déjà beaucoup de respect pour elle, mais là, on est passé à un autre niveau. Même quand je repense à l’accouchement, j’étais bouche bée. J’me suis dit : ah ouais, c’est comme ça que ça se passe, les douleurs, les cris, les vertiges ! Tu vois les contractions sur l’écran… Comment j’aurais fait moi ? J’crois, j’aurais tué un médecin. (Rires) Je suis tellement un homme fier aujourd’hui.

R.A.P. R&B : T’as également décidé de rendre hommage à ta mère sur le morceau Mama. Egalement ton dernier clip…
Franglish : Oui, depuis que je fais de la musique, c’est le son qui m’a été le plus difficile à poser, et même le clip, parce que j’me suis dit que j’étais vraiment en train de parler du décès de ma mère. Des derniers jours que j’ai passés avec elle… C’était très dur, mais ça m’a fait beaucoup de bien. Par contre pour le clip, c’était bizarre parce que je voyais une dame jouer le rôle de ma mère alors que j’aurais préféré voir ma mère jouer ce rôle à mes côtés. C’était un challenge on va dire.

R.A.P. R&B : T’as confié que c’est qu’à partir de ta dernière mix-tape Signature, que tu t’es artistiquement trouvé. Que peux-tu peux nous dire sur ton évolution globale, 2 ans plus tard ?
Franglish :
Je pense que j’ai évolué dans le bon sens, j’ai la chance de faire des showcases et concerts, du coup, je peux tester la réaction du public. Quelque part ça me permet de savoir comment je suis reçu et il y a toujours une ambiance incroyable quand je suis sur scène.

R.A.P. R&B : A l’écoute de ton album, c’est ce qu’on peut deviner en tout cas. Du coup, tu  penses à faire des morceaux spécialement pour les showcases, et les concerts ?
Franglish : Pour commencer, je suis plus un fan des concerts que des showcases. Attention, j’aime les showcases, mais c’est vrai que quand je fais mes sons, je me pose la question afin de savoir s’ils seront lourds pour mes concerts. Mais c’est une question que je me pose à la fin du son, c’est très important. Je ne me la pose pas avant ou pendant que je travaille sur le morceau.

 

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R.A.P. R&B : Vu l’entourage dans lequel tu as évolué, on aurait pu t’imaginer signer chez Wati B. Tu as finalement atterri chez MCA chez Universal. Etait-ce aussi une opportunité pour collaborer avec des artistes déjà bien plus en place ?
Franglish : Je sais qu’à un moment les gens pensaient que j’allais signer chez Wati-B mais j’ai jamais signé chez eux. C’est comme quand j’étais avec S.Pri Noir et Still Fresh les gens pensaient que j’étais chez Nouvelle Ecole. Ce sont des amis que je connaissais avant la musique donc on se voyait souvent, on traînait ensemble, on se retrouvait au studio ensemble… Je faisais des sons avec eux, pour eux. Avec S.Pri j’ai jamais fait de featuring par exemple, à part un mais il n’est jamais sorti finalement. Toujours avec S.Pri, le morceau La Nuit qui s’est retrouvé dans le film de Nawell Madani, c’est moi qui ai fait le refrain, enfin j’avais travaillé le refrain pour lui… Et pareil avec Dadju, on travaille beaucoup ensemble. Ça va dans les 2 sens en fait.
MCA m’a servi pour autre chose. C’était plus au niveau du travail, pour structurer l’album, pour mieux défendre le projet au niveau de la promo… Mais en ce qui concerne la réalisation du projet, j’ai piloté seul la partie artistique avec les beatmakers et mon manager. En ce qui concerne des collaborations, certaines se sont faites naturellement puisque c’est mon entourage comme Abou DeBeing, Dadju, Vitaa et KeBlack, mais pour les autres je suis allé leur parler directement avec mes réseaux.

R.A.P. R&B : Effectivement, sur ta 1ère mix-tape Prototype (2013), tu avais collaboré avec S.Pri Noir, Still Fresh, Alpha Wann et Monsieur Nov. Ce sont des artistes reconnus et très appréciés dans l’underground, par la base, est-ce que tu continues de les suivre ?
Franglish : Oui, d’ailleurs Alpha Wann fait l’Olympia bientôt. Monsieur Nov, ça fait un bon petit moment qu’il n’a pas sorti de son, mais il m’a envoyé un message il y a quelques mois pour qu’on fasse un titre et je ne suis pas contre du tout. Je pense que ça va pas tarder pour lui, tôt ou tard il fera quelque chose. Tu connais le truc, il suffit d’un son pour tout changer après ce sera à lui de jouer. Je ne m’inquiète pas du tout pour lui, il a son talent.

   “Moi, quand j’apprécie ce que fait un artiste, je lui envoie un message directement ou je snappe, je suis pas dans l’ego…”    

R.A.P. R&B : Lors de la sortie de ton précédent projet tu disais que tu n’avais pas spécialement d’objectifs pour la première semaine, tu voulais juste que tes sons tournent bien. Aujourd’hui quels sont tes objectifs ? Et quand on sort son album le même jour que celui de PNL, on ne se dit pas que cela peut potentiellement fausser les résultats ?
Franglish : Il y a Zola, et RK aussi, et un autre je crois, qui sont sortis en même temps. Mais je ne pense pas que ça créera un fossé dans le sens où nous n’avons pas le même public. Moi ça ne m’empêche pas d’écouter RK à minuit, puis à 3-4 heure du matin t’écoutes le mien, puis celui de PNL tu vois ? (Rires) Après j’ai vu qu’il y a des artistes qui avaient repoussé. Mais par contre, je ne suis pas d’accord avec ça. En effet, PNL c’est un poids lourd, mais pas au point de repousser. C’est le jeu, moi je suis content et sûr de mon projet. Je me dis que ce n’est pas du jour au lendemain que je deviendrai un poids lourd, c’est plutôt à force d’envoyer des sons que mon blase ‘Franglish’ s’installera, pas en repoussant la sortie. (Rires) Tout ça ne change rien, mon objectif est de défendre l’album correctement sur 1 an, 2 ans.

R.A.P. R&B : D’ailleurs pourquoi tu reviens tous les 2 ans ?
Franglish : Je ne sais pas. En fait, moi, je suis en studio, je calcule pas ce genre de choses. Tu vois là, je sors un album avec 21 titres et je suis frustré à l’idée de me dire que j’ai encore une cinquantaine de titres à faire découvrir à mon public. Bon après, il y a des featurings qui vont sortir à gauche à droite…

R.A.P. R&B : Que peut-on te souhaiter de mieux pour 2019 ?
Franglish : Longue vie (Rires), pour mon album aussi. Une bonne tournée en espérant que tout se passe bien et une bonne Cigale (le 12 juin 2019 à Paris, Ndlr).

R.A.P. R&B : Ta fille sera avec toi sur scène ?
Franglish : Je suis en train d’y réfléchir, mais je ne pense pas. Je suis plus dans le truc où j’ai envie de cacher son visage. Mais je ne ferme pas la porte…

FRANGLISH LA CIGALE