2 semaines après Koba laD, c’est au tour de Dosseh de rendre visite aux Allemands du COLORS SHOW pour poser sur le morceau intitulé Vrai. Tiré de la réédition de Vidalo$$a 4.5, c’est l’un des titres les mieux accueillis par ses fans. Un morceau où il donne sa définition du vrai re-fré, de la vraie racli, du vrai lossa et de la vraie lossita !

Selon le rappeur d’Orléans, un vrai re-fré c’est celui qui ne te ne balance et ne t’abandonne pas. La vraie racli, elle, ne t’abandonne pas au moindre problème (et accepte de se faire étrangler quand elle se fait doggy). Il fut un temps où il fallait prouver dans l’underground que ton blase avait un potentiel dans la lumière, aujourd’hui le game a beaucoup changé et Dosseh sait de quoi il parle. Lui qui a fait ses classes en étant l’un des rappeurs les plus côtés dans l’ombre du show bizness. A l’heure où tu peux devenir rappeur en créant ta propre histoire dans ta chambre de 9m2, Dosseh te considère comme un vrai rappeur si tu poses dans les temps et que tu y arrives au top, sans avoir des poils de couilles coincés entre tes dents ! Engagé depuis ses débuts pour la considération du peuple africain, il n’a jamais hésité à envoyer des punchlines lourdes de sens :  “La grosse crise identitaire que traverse mon peuple/Les négros sont prêts à croire en tout sauf en eux-mêmes/Sur tous les continents du monde les miens sont dans le mal/Ma terre n’est pas pauvre, non, c’est qu’on l’appauvrit/Là est toute la nuance, est-ce que tu m’as compris ? A très haut risque est la mission que j’accomplis.
Dans ce nouveau morceau, il continue de penser qu’un vrai renoi ne complexe pas devant l’Homme blanc, qu’il ne doit pas se prendre pour un re-beu tandis que le blanc ne devrait pas inversement se prendre pour un noir et que le vrai re-beu ne doit pas être négrophobe. Un problème de société et de culture dont on parle très peu, mais qui subsiste parfois dans nos banlieues, et ailleurs. Il a également une pensée pour ses vraies lossitas, et les lossas, et il s’explique : T’es une vraie que si tu prends les devants sans les mains et que tu ne mets pas tes dents. Les vrais lossas, eux, se parlent que de visu et ne s’insultent pas au téléphone.

C’est concentré, et torse nu, que Dosseh lâche son flow et ses réflexions sur le fond coloré et au micro du célèbre programme…

Dosseh – Vrai (A Colors Show) :

Et enfin, comme il le rappelle, si t’es un vrai lossa (ou une vraie lossita), tu te dois d’avoir ta place pour turn up à ses Olympia…