Kanye West : “Quand tu es bipolaire, tu penses que tout le monde veut te tuer”

Kanye West s’est confié sans retenue dans l’émission My Next Guest Needs No Introduction (Mon prochain invité n’est plus à présenter) de David Letterman. Dans cette interview, déjà disponible sur Netflix, l’artiste se confie sur sa famille, sa musique ainsi que sur sa maladie…  

Le célèbre présentateur américain David Letterman, 72 ans, n’est pas resté retraité très longtemps. 3 ans après qu’il ait abandonné la télévision américaine (pendant 30 ans il était la vedette de ses émissions Late night sur la chaîne NBC puis Late show sur CBS), il a lancé sur Netflix un nouveau talk-show mensuel en janvier 2019. Son 1er invité : Barack Obama, qui comme le titre de l’émission l’indique, n’a pas besoin de présentation. S’en est suivi George Clooney, Tina Fey, Jay-Z, Howard Stern ou encore la jeune Malala Yousafzai.

Pour ce nouvel épisode de la saison 2, la figure de l’entertainment à l’américaine recevait un très grand nom de la musique, du rap, considéré comme faisant parti des meilleurs, mais aussi de la mode, et mari de Kim Kardashian, Kanye West.

©Netflix
 Le rappeur s’est confié sur sa mère,  sa famille, ses Sundays Service, les réactions parfois violentes quant à son soutien envers le président américain Donald Trump, ainsi que sur sa maladie. Diagnostiqué bipolaire depuis 2 ans, Kanye West parle sans retenue de ses crises et comment il gère ses phases qui peuvent être dépressives, hyperactives ou maniaques.
Il subit régulièrement des épisodes de paranoïa : “Quand vous êtes dans cet état, vous devenez paranoïaque sur tout. Tout le monde devient acteur, tout n’est que conspiration […] Vous avez l’impression que le gouvernement a posé une puce dans votre tête. Vous avez le sentiment d’être sur écoute. Il y a aussi cette phase où vous pensez que tout le monde veut vous tuer. Vous ne pouvez plus faire confiance à personne”. 

Alors qu’il vient d’accueillir son 4ème enfant avec sa femme, présente dans le public lors de l’enregistrement de l’émission, le père de famille revient sur ses moments difficiles passés dans les hôpitaux, loin des siens : “Il y a ce moment où ils vous mettent les menottes, ils vous droguent, ils vous mettent dans un lit et tiennent à distance tous les gens que vous connaissez […] Dans ces moments-là vous avez besoin de quelqu’un de confiance à vos côtés. C’est cruel et primitif de faire ça”. 

En effet, l’artiste balance concernant les traitements infligés aux personnes dans les hôpitaux psychiatriques. S’il relativise sur sa propre situation, il a dit qu’il voulait essayer d’aider les personnes atteintes de bipolarité à l’avenir : “Au fond je suis content d’avoir vécu ça moi-même, parce que je veux tout faire pour que ça n’arrive plus jamais.”

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 Grand optimiste, il avoue lui-même être une personne assez folle de nature, ce qui correspond à sa maladie et ses effets. Il avait déjà confié qu’il voyait sa maladie comme un “super-pouvoir” : “Si vous voulez des idées de folie, des scènes de folie, de la musique de folie et une façon dingue de voir les choses, il y a des chances que tout ça vienne de quelqu’un de fou”L’artiste réussit même à tourner les mauvaises nouvelles en quelque chose de positif.
Doté d’un grand sens de la dérision, il avait inscrit sur la pochette de son dernier album en date Ye (1er juin 2018) : I hate being bi-polar it’s awesome (Je déteste être bipolaire, c’est génial) !!!