Christine Angot s’excuse après ses propos polémiques sur l’esclavage

Après la vague d’indignation suscitée après ses propos sur l’esclavage dans l’émission de Laurent Ruquier “On n’est pas couché” sur France 2, la chroniqueuse et romancière Christine Angot présente ses excuses dans un communiqué publié mardi 4 juin. 

On vous en parlait aujourd’hui (4 juin), Christine Angot a suscité moultes réactions sur les réseaux sociaux après ses propos de samedi soir.
De nombreux internautes, anonymes ou non, ont exprimé leur rage et leur colère face à de tels dires.

En effet, samedi 1er juin sur France 2, la chroniqueuse a évoqué la bonne santé des esclaves noirs aux États-Unis et a fait une comparaison entre la Shoah et l’esclavage, minimisant l’un par rapport à l’autre. Des propos sur lesquels personne n’a réagi sur le plateau en direct : “Le but avec les juifs pendant la guerre, ça a bien été de les exterminer, c’est-à-dire de les tuer, […] alors qu’on veut confondre avec, par exemple, l’esclavage, et l’esclavage des Noirs envoyés aux Etats-Unis ou ailleurs, et où c’était exactement le contraire.”

Une communiqué de presse est tombé aujourd’hui, Christine Angot tente d’apaiser les tensions, regrette ses propos et s’excuse :

“J’ai voulu rapprocher les deux crimes contre l’humanité que sont l’esclavage et la Shoah, tout en prenant soin de de spécifier la différence fondamentale de méthode dans la déshumanisation, d’un côté exterminer les personnes, de l’autre leur retirer leur humanité pour en faire des objets de commerce qu’on achète et qu’on vend. L’expression “en bonne santé” était cependant absurde. Je suis bien consciente que de nombreux esclaves ont été tués et que le propriétaire exerçait sur eux un droit de vie et de mort. Indifférencier les souffrances infligées par ces crimes me paraît dangereux. L’indifférenciation pouvant conduire à l’indifférence. Je n’ai pas su trouver les mots. Je le regrette. Mon travail est de me faire comprendre. Je m’excuse d’y avoir échoué. Il me tenait à coeur d’éloigner la concurrence victimaire dont certains jouent.”

De nombreuses pétitions ont déjà été lancées sur la toile, demandant le renvoie pur et simple de la romancière ainsi que des centaines de signalements au Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA).