Nekfeu : on a assisté à la projection de son film, Les étoiles vagabondes !

Dans de nombreux cinémas français et internationaux ce jeudi 6 juin 2019, au soir, plus de 65 000 personnes ont eu le privilège de découvrir le film-documentaire éponyme du nouvel album très attendu de Nekfeu. Les étoiles vagabondes est un long-métrage qui met en scène le rappeur dans le processus de création de son dernier projet, entre voyages, amis et conception artistique. 

Plus de 2 ans et demi après Cyborg, Nekfeu revient plus fort que jamais avec Les Etoiles Vagabondes, un 3ème album solo composé de 18 titres avec des featurings inédits dont les rappeurs Damso, Alpha Wann, Némir et les chanteuses Vanessa Paradis et – la japonnaise – Crystal Kay.

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Dans ce documentaire, Nekfeu se met à nu. L’artiste dévoile ses nombreux mois lorsqu’il était en pleine écriture et création de son album.

Le film commence en Grèce, à Mytilène plus précisément, une île de la mer Egée dont est originaire le père de Ken Samaras, de son vrai nom. Le rappeur est chez sa grand-mère, en exil sur cette île, fuyant Paris et tout ce que la capitale française représente pour lui désormais : le passé, la pression, les problèmes, la célébrité. Une ville où il est quelqu’un et où l’inspiration ne vient plus. Ce qui ennuie profondément le Mc, qui veut créer une nouvelle œuvre mais qui n’arrive plus à gratter à Paname”, comme il le confie à son pote Doums sur un toit parisien.

Alors il décide de fuir la France pour chercher l’inspi ailleurs…

De Tokyo à La Nouvelle-Orléans,
en passant par L.A, Bruxelles et Paris

Le documentaire se divise en 6 chapitres, qui prennent place dans les différentes villes dans lesquelles Nekfeu s’est rendu entre 2017 et 2018. Du début à la fin, on assiste du 1er jour au dernier jour de la conception de cet album.

Nek cherche à sortir de sa “zone de confort” en voyageant à travers le monde. Le 1er voyage se passe au Japon, à Tokyo mais également dans la campagne nippone où Nekfeu, qui parle un japonais parfait, rencontre des locaux et découvre des endroits inédits. On y découvre un Fennec solitaire, qui aime prendre son temps et réfléchit seul, avec ses écouteurs et son calepin. Il retrouve son équipe, dans une maison qu’il a loué pendant 2 mois pour enregistrer son projet.

On assiste à plusieurs scènes drôles comme la construction d’un home studio par l’équipe de Nek dans leur appartement, ou encore un Doums qui dort en pleine séance de travail. A de belles scènes également, pleine d’émotions, comme les retrouvailles avec ses “frères” de toujours, les membres du $-Crew : Framal, Mekra et 2zer Washington, qui arrivent au Japon pour donner de la force à l’artiste en pleine recherche d’inspi. Il semblerait même selon les images, que le crew ait tourné un clip là-bas…

Et comme le Japon ne suffisait pas, Nekfeu s’envole de nouveau. Cette fois-ci pour les Etats-Unis, à Los Angeles avec le beatmaker Diabi notamment (HumanoïdeAlunissons). On les découvre en pleine séance d’écriture et d’enregistrement, où ils se laissent porter par toujours plus de créativité. Un bref retour à Paname puis une excursion dans la capitale belge où il retrouve Monsieur William Kalubi a.k.a Damso : on assiste là à quelques scènes où les 2 Mc’s échangent et enregistrent leur feat, 12ème track sur l’album baptisé Tricheur.

Au chapitre IV, on retrouve Nekfeu et une partie de son équipe à la Nouvelle-Orléans, la ville de Louisiane connue pour avoir  la meilleure musique au monde ! En effet, c’est la ville d’où viennent le jazz et le blues, des sonorités que le rappeur recherche. Il fait ici la connaissance de Trombone Shorty, tromboniste et trompettiste qui sera présent sur Ciel Noir (6ème track de l’album), ainsi que des chanteurs et chanteuses à voix, tous natifs de la ville.

On apprend aussi que le crew était présent à la Nouvelle-Orléans lors de l’ouragan Nate, qui a frappé les côtes de la capitale louisianaise en octobre 2017. Le documentaire prend fin là où il avait commencé, à Mytilène en Grèce où Nekfeu boucle son projet, avec son dernier track, 1er rôle, inspiré de la musique populaire grecque nommée “rebetiko”.

En quittant la salle de cinéma, on pense à un autre passage très émouvant, référence à une triste actualité : la passage du rappeur sur l’île de Lesbos, toujours en Grèce, nous conduit sur un lieu où des milliers de gilets de sauvetage sont entassés. Ce sont des gilets abandonnés par les migrants à leur arrivée sur l’île, leur porte d’entrée sur l’Europe… pour ceux qui ont réussi à survivre.

Un album au cinéma…

Cette phrase prend tout son sens pendant la projection du documentaire : quand on écoute l’album à posteriori, on se rend compte que (presque) toutes les musiques ont fait partie du film. Il faudrait se refaire une projection pour savoir si les morceaux défilent dans l’ordre, mais une chose est sûre : on peut entendre la majorité des sons tout au long du long-métrage. De la séance de studio avec Damso en passant par la découverte de la Nouvelle-Orléans ou le retour aux sources en Grèce, toutes ces aventures ont nourri l’inspiration, la créativité et les textes du rappeur.

A la fin de la projection qui aura duré 1h30, surprise, il est 21h30 et l’album est déjà disponible sur les plateformes de streaming. Un timing parfait, tout était donc prévu, comme à l’époque de la sortie de Cyborg dont Nekfeu avait annoncé la parution sur scène, lors de son concert à Paris-Bercy en décembre 2016. Ne manquait plus que le CD des Etoiles vagabondes, dont la commercialisation était prévue pour ce vendredi 7 juin.