Aya Nakamura devant la justice, accusée par un styliste de “parasitisme”

Le styliste Jyo Jino accuse Aya Nakamura de s’être inspirée délibérément de ses tenues pour le clip de Pookie. Il assigne la chanteuse en justice pour “parasitisme”, un terme juridique désignant… un acte de concurrence déloyale effectué par une personne ou une entreprise !

L’affaire n’était donc pas terminée… La chanteuse Aya Nakamura est accusée par le styliste, connu sous le pseudo de Kyojino, de lui avoir volé plusieurs de ses créations et d’avoir utilisé son travail sans son consentement. Le styliste avait demandé 50 000 euros en réparation du “préjudice subi du fait de la spoliation de son travail, mais la maison de production d’Aya, Warner Music France, estimait la demande infondée.

Selon le styliste, qui a déjà collaboré avec la rappeuse Shay, il avait transmis en décembre 2018 un “moodboard” présentant plusieurs tenues qu’il avait imaginées précisément pour Aya. S’en est suivie une séance photo de la chanteuse posant dans des créations de Kyo Jino… Par la suite, c’est en découvrant le clip Pookie, qu’il a été interpelé par la ressemblance frappante de ses créations avec les tenues portées par la chanteuse dans sa vidéo, notamment 2 robes et une fourrure.

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Le titre en lui-même avait déjà fait beaucoup de bruit sur les réseaux sociaux, avec des jeux de mots et d’images inspirés de la phrase “Ferme la porte, y’a la pookie dans l’sas”. Juste quelques heures après la sortie du clip réalisé par Vladimir Boudnikoff, la chanteuse avait été accusée par le styliste de lui avoir volé ses créations.

Le créateur parisien de 23 ans assigne l’interprète de Djadja devant le tribunal de Nanterre. L’assignation stipule : “des idées vestimentaires figurant dans son moodboard […] ainsi que celles créées pour la séance de shooting […] avaient été purement et simplement reprises par la chanteuse […] à aucun moment il (le styliste, Ndlr) n’ait été averti ni consulté”. La demande de comparution a été déposée mardi 18 juin auprès du tourneur de l’artiste, Totem Production, dont le siège est à Clamart, dans les Hauts-de-Seine. L’avocat d’Aya Nakamura, Maître Descoubès, a fait savoir à l’AFP qu’ “à défaut d’accord amiable, on va se battre” !

A l’époque, la chanteuse avait répondu sur les réseaux sociaux à ses accusations. Sur Twitter, elle assurait que “les idées appartiennent à ceux qui les réalisent“. A suivre…