Kanye West : Yeezy, un empire estimé à 1,5 milliards de dollars

Si son pote Jay-Z est milliardaire, Kanye West l’est tout autant, mais en Yeezy ! Sa marque dont il est le propriétaire va atteindre un chiffre d’affaires d’1,5 milliards de dollars cette année. L’artiste a donné une interview exclusive à Forbes, et se confie sur son empire.

L’image vaut 100 articles. Kanye West pose sur un parking de son quartier résidentiel de Calabasas au milieu de plus de 2 000 prototypes Yeezy pour la couverture du magazine ForbesAutour de lui, des 350, des 700, des Boots, les Salt, les Antlia ou encore les Powerphase. Son empire qu’il a d’abord lancé avec Nike en 2009, puis avec Adidas en 2013 jusqu’aujourd’hui. En terme d’influence streetwear et de prouesses commerciales, Ye n’a connu aucune baisse de régime depuis les débuts de la Yeezy. En terme de chiffre, si les Air Jordan réalisent des ventes annuelles de 3 milliards de dollars, Yeezy devrait atteindre 1,5 milliards de dollars en 2019. Kanye figure en 1ère de couverture du dernier numéro du magazine américain, qui l’avait classé 4ème sur la liste des rappeurs les plus riches du hip-hop derrière Jay-Z, Dr. Dre et Diddy. Interrogé principalement sur son empire de sneakers, ce féru d’art déclare : “I am a product guy at my core. To make products that make people feel an immense amount of joy and solve issues and problems in their life, that’s the problem-solving that I love to do.” (Je suis un pure produit de consommation. Fabriquer des produits qui font que les gens ressentent une immense joie et qui résolvent les tracas et les problèmes de leur vie, c’est la solution que j’aime leur apporter).

Ye s’épanche sur l’essence de sa marque. Enfant, il était obsédé par la Lamborghini Countach, un modèle produit par le constructeur italien entre 1974 et 1990. Il s’en est inspiré pour ses créations : “There’s a little bit of Lamborghini in everything I do. Yeezy is the Lamborghini of shoes […] we work on shoes like some works on cars” (Il y a un peu de Lamborghini dans tout ce que je fais. Yeezy est la Lamborghini des chaussures. On travaille sur des chaussures comme d’autres travaillent sur des voitures).

Déjà interrogé sur sa bipolarité dans son interview dans l’émission My Next Guest Needs No Introduction de David Letterman, Forbes interroge de nouveau l’artiste sur sa maladie : “It’s a superpower […] Crazy’ is a word that’s not gonna be used loosely in the future. Understand that this is actually a condition that people can end up in, be born into, driven into and go in and out. And there’s a lot of people that have been called that ‘C’ word that have ended up on this cover.” (C’est un superpouvoir. Le mot “fou” ne sera plus un terme qu’on utilisera librement  à l’avenir. Comprenez que c’est en fait une condition dans laquelle les gens peuvent finir, naître, entrer et en sortir. Et il y a beaucoup de gens qui ont été appelés par ce mot et qui ont donc fini sur la couverture [du magazine Forbes, Ndlr]).

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Et ce n’est que le début pour Kanye West et ses Yeezy. L’artiste lui-même conclut son entretien avec cette phrase qui saura ravir ses fans et les accros du streetwear : “We’ve yet to see all of the beauty that would be manifested through this partnership. We’ve only experienced a small glimmer of light.” (Nous n’avons pas encore vu toute la beauté qui pourrait émerger de ce partenariat. Nous n’avons pu apercevoir qu’une petite lueur jusqu’à présent…)