Booba : “Je peux pas perdre, si je disparais, tout le monde disparaîtra”

Alors que seulement un extrait avait été révélé aux médias, la 1ère partie de l’interview accordée au média français Brut. par Booba vient de sortir ! Et les révélations sont nombreuses… 

Comme annoncé par Booba depuis Miami dans une vidéo postée sur Insta à propos de cet entretien, en faisant allusion à Dorian, l’ouragan arrive… La fusillade pendant le tournage de son clip, le combat avec Kaaris, Damso, la prison, l’argent, la mort… Booba a abordé de nombreux sujets pour la 1ère partie de cette interview exclusive. Pour Brut., au micro du journaliste Karim Rissouli, B2O est revenu sur sa bagarre avec Kaaris à l’aéroport d’Orly en 2018. On vous en parlait hier, Kopp affirme ne rien regretter de cette baston, au contraire, bien que cette petite altercation lui avait valu un séjour en prison: “L’été dernier j’étais en prison, j’en fais pas tout un fromage, j’assume je me suis battu dans un aéroport, je vais en prison, je ressors. La vie continue, je suis pas en train de pleurer […] Ça m’a permis de me reposer, je ne souhaite la prison à personne, mais dans mon cas c’était presque de la promo”. A propos de Kaaris et du combat, détermination et confiance dans les dires de Booba : “J’ai pas le droit de perdre. Parce que c’est le clash des Titans. Celui qui perd, il perd. C’est Mohamed Ali contre Frasier au Congo, un peu. Si je gagne l’octogone, derrière je vends mes crottes de nez. Si je perds, je les vends pas, elles vont rester dans mon mouchoir […] C’est moi qui l’est fait (en parlant de Kaaris), c’est un peu père-fils. Il se retourne contre son père donc je dois le corriger […] Je peux pas perdre, si je disparais, tout le monde disparaîtra”. Alors que l’organisation de l’octogone en Suisse est fortement compromise suite à l’annulation de l’autorisation d’organiser le combat par la ville de Bâle, Booba, lui, annonce que la rencontre aura bien lieu, et parle même de son entraînement d’athlète.

À LIRE AUSSI: Booba à propos d’Orly : “Je ne regrette pas du tout” [Vidéo]

En direct de chez lui, à Miami, il revient sur la fusillade dont il aurait pu être victime quelques jours plus tôt, et qui a perturbé la fin de tournage de son clip Glaive à Aulnay-sous-Bois. Aucun mort, mais quelques blessés comme le réalisateur du clip et ami de Booba, Ibrahim dit Ibou. Il affirme que ce dernier va d’ailleurs déjà mieux et qu’il est sur pied : “Tout va bien, Dieu merci, ce qui était le plus important c’est que mon ami qui s’est fait tirer dessus aille bien. Vu qu’il est déjà sur pied. Hamdoulah, comme on dit.” Suite à l’incident, Booba avait fait comprendre qu’il connaissait les coupables, mais n’a jamais prononcer aucun nom. Karim Rissouli lui demande si c’est signé Kaaris  : “J’en ai aucune idée. Aucune idée. Ça peut être Fred de Sky qui m’envoie une équipe, ça peut être pleins de gens, ça peut être beaucoup d’ennemis. Pourtant je suis gentil à la base. Mais bon, c’est les risques du métier.” Quant on lui demande s’il a peur que la situation dégénère au point de causer un mort un jour, à l’image de 2Pac et Biggie, il ironise : “Ouais, bien-sûr, ça peut mal finir, même Kennedy il s’est pris une balle dans la tête. Donc on fait une musique à hauts risques, on a un certain passé… C’est le jeu… Rien n’est plus sûr que la mort. Je disais dans une de mes chansons “Heureux si j’atteins la trentaine”. Donc déjà j’suis au max là.” A 42 ans, Booba n’est pourtant pas près à se ranger bien qu’étant père de 2 enfants, Luna et Omar, il “fait encore plus attention”.

À LIRE AUSSI: Kalash insulte et menace longuement Booba sur Instagram !

Dans Glaive, Booba disait dès les 1ères lignes : “Tellement  longtemps que j’fais la guerre / Le prochain c’est Damso, m’fais pas jurer la vie d’ma mère”. A propos de Damso, anciennement signé sur son label avant d’être devenu un proche, Booba assure bien le connaître, et déclare, toujours avec une touche d’ironie : Le prochain c’est Damso ouais mais lui c’est plus à la rigolade. Je le connais, il y aura pas de fusillade avec lui. Il nous a traités de salope alors qu’on l’a aidé, on a construit sa carrière. Sans lui enlever tout le talent qu’il a, c’est aussi dû à son talent, mais on l’a vraiment aidé, on a vraiment kiffé l’artiste. On a beaucoup bossé sur son projet, on l’a partagé. Et à la fin de son contrat, il traite les maisons de disque de salopes… Damso c’est un gentil, je sais même pas s’il fait du sport, je sais même pas s’il sait courir…”. Après en avoir fini sur le sujet clash, B2O se confie de façon plus introspective, notamment sur sa relation à l’argent. Pour Kopp,  liberté rime avec argent : “J’ai jamais voulu être célèbre, j’ai toujours voulu avoir de l’argent. Normal. Pourquoi ? Parce que argent égale liberté. Et j’ai toujours voulu être libre en fait. Et pour moi la liberté c’est avoir de l’argent. C’est se dire : ok, demain je pars à Moscou. Oh Moscou, ça me fait chier, je reviens en France. Je veux manger un grec ou je veux manger dans restaurant étoilé … Sans être vénal, mon but c’est d’avoir de l’argent car argent est synonyme de liberté…”

L’interview intégrale est à retrouver ci-dessous, alors que la 2ème partie sortira elle, aujourd’hui, mardi 3 septembre, à 18h30.