Quelques jours après la sortie du clip du morceau Fuck le 17 de 13 Block, le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Intérieur a affirmé que des poursuites en justice allaient être lancées contre le groupe.

La polémique continue d’enfler après la sortie du clip du morceau Fuck le 17 de 13 Block. Quelques jours après la mise en ligne du titre sur YouTube et alors que le morceau était jusqu’ici passé inaperçu depuis sa sortie sur les plateformes de streaming à la fin du mois d’avril, plusieurs hommes politiques se sont emparés de l’affaire. Le directeur de la police nationale, Eric Morvan, a dénoncé la violence et l’hostilité du titre envers la police, laissant entendre qu’il allait déposé plainte : “La provocation à la haine anti-flics, la glorification du communautarisme, la promotion des trafics mortifères et d’un machisme pitoyable, tout dans le clip de 13 Block est écœurant. Il n’existe pas de délit de bêtise, mais pour le reste, je ferai le nécessaire.”

Des interventions qui font même réagir jusqu’au sommet de l’Etat puisque Laurent Nunez, le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Intérieur, s’est lui aussi emparé de l’affaire. Dans un message posté sur Twitter, il a ainsi confirmé que la justice allait être saisie dans les prochains jours, dénonçant “les insultes et “les outrages envers la police.

Des menaces qui n’ont rien de rares pour le rap français, dont certains acteurs ont choqué l’opinion public et le monde de la politique dans le passé. En 1995, NTM avait par exemple été condamné à de la prison ferme avant de voir sa peine transformé en amende, là aussi pour injures envers la police. Les membres du Ministère Amer avait eux été condamnés à une amende en 1997 pour leur titre Sacrifice de Poulets. Attaqué par Nicolas Sarkozy en 2003 qui les accusait de “véhiculer la haine de la République”, Sniper avait enfin été relaxé par la justice. Autant dire que les multiples déclarations et interventions politiques peuvent ne pas suffire pour faire condamner une oeuvre musicale.