Génocide au Congo : les rappeurs français réagissent !

Massacres, violences, pillages… l’est du Congo connaît, à nouveau, ses heures les plus sombres depuis le début du mois de novembre…

En l’espace de 2 mois, l’armée congolaise a porté un coup sévère contre les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). Un groupe, qui cherche a renverser le pouvoir rwandais et opposé au gouvernement de Kigali, qui sévit depuis des années dans l’est de la RDC. Depuis le mois de septembre, 2 grands chefs de cette rébellion ont tout de même été abattus : Juvenal Musabimana et Sylvestre Musacumura. Les FDLR ont été créés en 1994 par des responsables du génocide perpétré contre les Tutsis au Rwanda. Outre une volonté politique, ils sont depuis connus pour leurs activités criminelles, pillages et meurtres, au Rwanda mais aussi au Congo. Un certain nombre d’anciens combattants sont aujourd’hui recherchés par la justice internationale qui les accuse d’être maintenant responsable de génocide et de massacres. Souvent critiquée pour sa passivité, l’armée congolaise s’est récemment montrée beaucoup plus offensive dans la région. Après avoir attendu un désarmement volontaires de ces combattants des FDLR, l’armée s’est lancée dans une opération, qui vise un autre groupe de rebelles, les Forces démocratiques alliés (ADF), responsable des massacres dans la région de Beni. Depuis le 5 novembre, le bilan des personnes tuées (le plus souvent à l’arme blanche) est monté à 107…

Une vague de soutiens

Ce lundi 2 décembre a été décrété comme journée de deuil, de prières et de communion dans les institutions catholiques en solidarité envers les victimes touchées par cette tragédie : “Nous nous sommes penchés particulièrement sur les violences qui sévissent de manière toujours plus aiguë et plus terrifiante dans les territoires de Beni et Lubero, au Nord-Kivu ainsi que dans les territoires de Fizi, Uvira, Mwenga et Kalehe, en province du Sud-Kivu. Nous exhortons les autorités nationales, régionales et internationales à s’impliquer davantage pour la sauvegarde de la paix, de l’unité nationale et de l’intégrité territoriale de la RD Congo. Que ces hautes instances veillent à soulager les souffrances des communautés tant éprouvées. Ce jour de deuil et de prière sera chômé dans tous nos services ecclésiaux et sociaux, services médicaux exclus, mais comprises les écoles, les séminaires, les instituts supérieurs et les universités dépendant de l’Eglise catholique dans nos 6 diocèses”.

D’origine congolaise, certains rappeurs se sont aussi exprimés sur leurs réseaux sociaux, de Bramsito à Cinco, en passant par Naza et Kalash Crimi…

Kalash Criminel

congo-cinco

Un film sur la colonisation belge

Plus tôt ce mois-ci, les sites Variety et Deadline ont indiqué que l’acteur Ben Affleck est sur le point de se pencher sur la production et la réalisation d’un film sur les exactions commises au Congo sous le règne de Léopold II. Depuis 2009, année de la création de son association de soutien aux actions humanitaires dans le pays, Eastern Congo Initiative, l’acteur tente d’alerter l’opinion publique sur les conflits qui rendent cette région instable.

Ben Affleck
Ben Affleck

L’histoire se portera sur l’action de 3 hommes – un missionnaire afro-américain, un journaliste d’investigation anglais et un espion irlandais – qui ont dénoncé les abus sur le sol congolais et qui ont ouvert la voie à l’un des 1ers mouvements pour les droits de l’Homme. Un long-métrage qui sera basé sur l’ouvrage Les Fantômes du roi Léopold, écrit par Adam Hochschild. Le journaliste et écrivain décrit le régime de terreur entre 1885 et 1908 dans un Congo, colonisé et exploité par les Belges. Une situation qui a coûté la vie à plus de 8 millions de personnes. Pour ce projet, Ben Affleck s’associera à Martin Scorsese et Harry Belafonte pour la production et Farhad Safinia pour le scénario.