Sur les réseaux sociaux, Mesut Özil s’est exprimé quant au sort réservé aux Ouïgours par la Chine. Un porte-parole de la diplomatie chinoise lui a répondu quelques heures après.

Si certains reprochent parfois aux footballeurs de ne pas prendre d’engagement, par peur de perdre des sponsors ou d’être mis au ban de leur club, Mesut Özil n’a pas vraiment pris en considération ces aspects ce week-end. Sur les réseaux sociaux, l’international allemand de 31 ans qui évolue actuellement à Arsenal a ainsi relayé un long message dénonçant le massacre des Ouïgours, peuple à majorité musulmane vivant dans la région du Xinjiang, par l’Etat Chinois. Il en a également profité pour critiquer les pays musulmans ne dénonçant pas ces nombreux crimes : “Des corans sont brûlés… des mosquées détruites… les écoles islamiques interdites… des intellectuels religieux tués les uns après les autres… Des frères envoyés par la force dans des camps (…) Les musulmans restent silencieux. On n’entend pas leur voix.”

Comme ce fut le cas cet été lorsque Daryl Morey, manager de l’équipe de NBA des Houston Rockets, avait déclaré sur les réseaux sociaux qu’il soutenait les Ouïgours, la chaîne de télévision possédant les droits de la rencontre Arsenal-Manchester City a décidé de déprogrammer le match. Surtout, la polémique a pris une ampleur politique puisque l’un des portes-paroles de la diplomatie chinoise a invité le joueur à se rendre dans la région afin de constater par lui même les faits, affirmant qu’il avait été trompé par de fausses informations : Si M. Ozil en a l’occasion, nous serons heureux qu’il se rende au Xinjiang pour se rendre compte”. Le club d’Arsenal, qui possède plusieurs sponsors chinois importants, a lui pris ses distances avec les déclarations de son joueur, affirmant qu’il avait toujours refusé de prendre des positions politiques.