Le demi-frère du joueur international, Marvin Martin, décède après un contrôle de police à Paris. Vers une nouvelle affaire de bavure policière ? La famille a mandaté un avocat pour faire la lumière sur le déroulement des faits…

Martin Malvin (31 ans), attaquant du FC Chambly et ancien joueur de Sochaux, Lille ou du Stade de Reims, qui a évolué en Equipe de France en 2011/2012 (pour 15 sélections, dont l’Euro 2012), est endeuillé depuis ce dimanche 5 janvier par la disparition de son demi-frère, Cédric Chouviat, 42 ans.

Un contrôle qui tourne mal ?

Ancien agent de footballeurs, et père de 5 enfants, le quadragénaire était interpelé ce vendredi 3 janvier alors qu’il circulait à Paris, sur son scooter au niveau du quai Branly dans le 7ème arrondissement. Selon Le Parisien, et de sources policières, le contrôle a eu lieu après avoir constaté qu’il roulait son téléphone portable dans la main gauche. Si pour les autorités, le contrôle s’est déroulé correctement, les choses se seraient emballées quand l’homme à moto aurait voulu filmer son interpellation. Entre énervement et insultes, les agents des forces de l’ordre l’auraient repoussés pour procéder à son arrestation et le menotter. Les policiers auraient alors remarqué que le demi-frère de Martin Marvin avait le visage bleu : il était victime d’un arrêt cardiaque.

Conduit aux urgences du centre hospitalier Georges-Pompidou, situé sur les bords de Seine à Paris, il décédera dans la nuit de samedi à dimanche à 3h30, alors que les circonstances autour de son malaise cardiaque semblent floues. On sait toutefois que l’homme souffrait d’hypertension artérielle. Sa famille, qui envisage de porter plainte pour “violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique en réunion ayant entraîné la mort sans intention de la donner”, a pour le moment mandaté l’avocat Me Arié Alimi afin d’éclaircir la situation, et comprendre le déroulement du contrôle de police. L’avocat a déclaré : “Je compte, avant de déposer plainte pour d’éventuelles violences policières, lancer un appel à témoin sur les réseaux sociaux, afin de réunir tous les éléments…”

L’IGPN a été saisie…

Me Arié Alimi a expliqué au Parisien : “Il est probable que le cerveau de Cédric n’ait pas été suffisamment oxygéné pendant quelques minutes, ce qui ouvre plusieurs hypothèses, comme un plaquage ventral, ou une clé d’étranglement. Nous avons toutes les raisons de croire, en tout cas, qu’il ne s’agit pas d’un arrêt cardiaque spontané, mais provoqué.” Dans ce contexte, l’IGPN (l’Inspection générale de la police nationale), que l’on surnomme la police des polices, a été saisie d’une enquête.