Alors qu’une jeune femme qui a témoigné dans l’émission Sept à Huit a été grimé en noir, Harry Roselmack s’est défendu sur les réseaux sociaux.

Si le blackface a plusieurs fois été au cœur de polémiques médiatiques importantes, certains médias n’ont visiblement pas retenu la leçon. Ainsi, ce dimanche, l’émission Sept à Huit diffusée sur TF1 a fait apparaître à l’écran Nina, venue témoigner au sujet de la prostitution des adolescentes. Un sujet particulièrement grave passé au second plan après que les internautes se soient aperçus que l’émission avait délibérément grimé la jeune femme en noir.

Harry Roselmack nie le blackface

Une pratique assumée par la production de l’émission, à commencer par l’animateur Harry Roselmack, très critiqué depuis la diffusion de cette séquence. L’ancien présentateur du journal de 20 heures a ainsi justifié l’utilisation de ce maquillage, rejetant toutefois le terme de blackface : “Nous ne sommes pas en l’espèce dans le déguisement. Nous ne sommes pas dans une démarche d’agrément, de divertissement, de moquerie, de stigmatisation. C’est un maquillage destiné à préserver au mieux l’anonymat d’une personne mineure qui témoigne d’un vécu qui pourrait lui porter préjudice si elle y est associée dans son quotidien. Nous ne sommes donc pas dans une démarche constitutive d’un blackface (…) Le fait que la communauté noire puisse relever et répondre publiquement à ce qu’elle considère comme un manque de considération public est une bonne chose. Mais sachons faire les bons choix pour mener les bons combats. Le vrai débat de fond, le débat de société porté par le témoignage courageux de cette adolescente et de son père passe au second plan”. Des propos qui n’ont évidemment pas calmés la polémique dans les médias et sur les réseaux sociaux…