Déjà en grève de la faim, Redoine Faïd a refusé de quitter sa cellule pour se rendre à son procès qui se tenait ce jeudi 27 février devant la cour d’assises du Pas-de-Calais, à Saint-Omer…

Ce jeudi, Redoine Faïd devait comparaître devant la présidente de la cour d’assises du Pas-de-Calais à l’occasion de l’ouverture de son procès en appel du braquage d’un fourgon blindé qui avait eu lieu le 17 mars 2011. Et pourtant, le braqueur a catégoriquement refusé d’être extrait de sa cellule de la prison de Vendin-le-Vieil. La présidente de la cour d’assises, Sylvie Karas, a reçu un courrier expliquant que le détenu ne voulait pas sortir de sa cellule avant de le sommer de comparaître : Je constate qu’il n’est pas présent dans le box, je ne pense pas qu’il soit libre… sauf évasion. La présidente n’a donc pas manqué de faire référence au savoir faire de Redoine Faïd en matière d’évasion. Il s’est notamment fait un nom grâce à ses multiples évasions, la dernière en date, remonte à 2018… Mais Sylvie Karas a fait savoir qu’elle avait désigné un huissier de justice pour que Faïd soit sommé de comparaître au plus tôt.

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A 47 ans, Redoine Faïd devait comparaître dans le cadre de sa procédure d’appel du verdict donné par la cour d’assise qui l’avait condamné à 18 ans de prison. Il avait été reconnu coupable d’avoir attaqué à l’explosif un fourgon blindé de l’entreprise Loomis dans le Pas-de-Calais, en 2011, où plus de 2 millions d’euros avaient été dérobés. Sur les 6 personnes accusées, seul Fabrice Hornec avait été acquitté tandis que Redoine Faïd qui avait nié sa participation au braquage, avait été condamné avec 4 autres complices.

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Redoine Faïd affaibli ?

Depuis le 20 février, Redoine Faïd a entamé une grève de la faim et de la soif pour protester contre le refus de son transfert à la prison de Longuenesse, plus proche du tribunal de Saint-Omer, mais aussi pour demander des “conditions de détention normales”. Mais les services pénitentiaires craignent une nouvelle évasion comme celle de 2018. Le braqueur s’était évadé de la prison de Réau (Seine-et-Marne) en hélicoptère. Sa cavale s’était terminée à Creil, où il avait été arrêté alors qu’il était auprès de ses proches. Une évasion spectaculaire filmée par les détenus de la prison, ce qui avait inspiré le réalisateur du film Taken de préparer un biopic sur la vie de Redoine Faïd.

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La grève de la faim de Redoine Faïd n’est par ailleurs pas tellement prise au sérieux par le centre pénitencier, de Vendin-le-Vieil, où il est tenu à l’isolement : “C’est ce qu’il déclare officiellement, à voir maintenant s’il le fait réellement. Il peut très bien ne pas manger les repas qui lui sont présentés, ce qui sera consigné, et néanmoins manger quelque chose de ses réserves. De toute façon, s’il le fait, ça se verra vite. Et il y aura alors tout un suivi médical mis en place. ll sera aussi à l’isolement à Longuenesse, compte tenu de son passé, mais il n’y a que 2 miradors là-bas, contre 4 à Vendin. Et ici il y a une équipe spécialisée dédiée au quartier d’isolement. Même si c’est aller contre ce à quoi il peut avoir droit, je ne pense pas que l’administration prenne le risque de le transférer”. Son avocat Me Hugues Vigier avait demandé, ce mardi, une expertise médicale. Un expert serait ainsi venu le voir en début de soirée le lendemain. Selon lui, Redoine Faïd serait très affaibli et aurait perdu 7 kilos.