Tandis qu’il a exprimé son désaccord après l’engagement politique de Public Enemy en faveur de Bernie Sanders, Flavor Flav a été écarté du groupe par Chuck D.

Fondateur historique de Public Enemy et leader incontesté du groupe, Chuck D a décidé de sévir. Alors qu’il s’est publiquement engagé en faveur de Bernie Sanders, candidat aux primaires démocrates américaines, le rappeur new-yorkais âgé de 59 ans a même accepté de venir sur scène pour interpréter quelques morceaux avant le meeting de Sanders ce dimanche. Une apparition qui n’a pas vraiment plu à Flavor Flav, autre fondateur historique de Public Enemy, qui ne s’est pas gêné pour s’opposer publiquement à son ami, avec qui il a eu de nombreux conflits dans le passé.

C’est ainsi qu’il a tout simplement rédigé un courrier à Bernie Sanders, l’accusant de se servir de l’image du groupe sans autorisation et le mettant en demeure : “Si Chuck est libre d’exprimer ses opinions politiques comme il l’entend, sa voix seule ne suffit pas à parler pour tout Public Enemy. La performance n’est que de Chuck D, membre de Public Enemy Radio, et pas de Public Enemy. Pour être très clair, Flav et par extension le groupe membre du Hall of Fame, Public Enemy, n’a pas soutenu publiquement le moindre candidat dans ce cycle électoral et toute suggestion du contraire est fausse”.

Un courrier auquel Chuck D a répondu de manière assassine, expliquant que s’ils avaient fondé le groupe à plusieurs, il était aujourd’hui le seul à disposer des droits autour du nom du groupe. Affirmant qu’il souhaitait avancer, il a également confirmé le “renvoi” de son acolyte : “Public Enemy et Public Enemy Radio vont aller de l’avant sans Flavor Flav. Nous le remercions pour ses années de service et lui souhaitons le meilleur”. Une décision précédée par plusieurs tweets de Chuck D, indiquant que Flavor Flav ne faisait pas la différence entre Bernie Sanders et Barry Sanders, légende du football américain. Une façon pour lui d’affirmer que son ancien partenaire ne se préoccupait pas d’un quelconque engagement politique mais de l’argent. Un sujet qui avait d’ailleurs déjà provoqué plusieurs procès entre eux, Flav réclamant des impayés concernant la vente de merchandising et d’albums avant d’être débouté l’année dernière par la justice…