14 ans après la finale de la Coupe du Monde 2006, Marco Materazzi a dévoilé la teneur de ses propos envers Zinédine Zidane avant le fameux coup de boule.

C’est sans doute l’une des actions les plus célèbres d’une finale de Coupe du Monde de football, et il ne s’agit pourtant pas d’un geste technique ou d’un sauvetage miraculeux d’un défenseur. Le 9 juillet 2006, sur la pelouse du stade Olympique de Berlin, tandis que la France et l’Italie se disputent le titre ultime et jouent la 106ème minute, Zinédine Zidane va adresser un coup de tête au défenseur de l’Inter Marco Materazzi, bien loin pourtant de l’endroit où se trouve le ballon. Un moment devenu mythique mais qui va sans doute coûter la victoire aux Bleus face à des Italiens, qui s’imposeront finalement aux tirs aux buts.

“J’ai répondu que je préférais sa soeur”

Et si ce geste a déjà fait l’objet de nombreuses affirmations ou de suppositions, Marco Materazzi est revenu sur ce moment à l’occasion d’un live sur Instagram réunissant plusieurs légendes du football italien relayée par le Corriere dello Sport. Un incident qu’il a évoqué avec le recul et en tentant d’expliquer précisément ce qui s’était passé entre les 2 joueurs : “Le coup de tête de Zidane ? Je ne m’y attendais pas à l’époque. J’ai eu la chance de ne pas m’attendre à cet épisode. Si je m’y étais préparé, nous aurions fini tous les deux dans les vestiaires… Nous avons eu des contacts dans la surface de réparation. Il a manqué le but dans la première période de la prolongation et Gattuso m’a demandé de le marquer. Après le premier contact, je lui ai demandé pardon, il a mal réagi. Au troisième contact, j’ai froncé les sourcils. Il m’a dit : ‘Je te donnerai mon maillot plus tard’, j’ai répondu que je préférais sa sœur”. Egalement présent lors de ce live, Fabio Cannavaro, capitaine de la Squadra Azzura et Ballon d’Or 2006, a également parlé de ce moment forcément inattendu : “Je n’étais pas loin, je me suis tourné et j’ai vu Marco au sol. J’ai entendu ce bruit et Marco m’a dit ‘Il m’a mis un coup de tête’. Il a fait ce qu’il avait à faire en se jetant à terre. Au revoir et merci. C’était un bon coup de tête”.