Lors d’un appel en visioconférence sur l’application Zoom, l’entreprise Uber a licencié 3 500 de ses salariés en l’espace de 3 minutes !!!

Alors que l’entreprise américaine Uber a elle aussi été énormément impactée par la crise sanitaire due au Covid-19, la société spécialisée dans la mise en contact des utilisateurs et des conducteurs de VTC s’est séparé de 3 500 employés. Représentants tout de même 14% de ses effectifs (d’un total de 26 900 salariés), les employés concernés ont été mis au courant de la nouvelle lors d’un appel en visioconférence sur l’application Zoom. L’appel à été filmé puis publié sur les réseaux sociaux. 

Une annonce et des larmes

Alors que l’appel était en cours, Ruffin Chaveleau, directrice du service clients d’Uber a alors annoncé : “Dans un avenir proche, notre activité sera réduite puisque moins de gens voyagent, et nous allons devoir adapter notre taille à ces besoins. En conséquence, nous allons supprimer 3 500 postes dans ce secteur du service clientèle. Votre service est impacté. Aujourd’hui sera votre dernier jour chez Uber. La responsable continue dans sa démarche et s’excuse horrifié par la tache qu’elle doit accomplir : “Je sais que c’est incroyablement dur à entendre. Personne ne veut être dans un appel vidéo comme celui-ci. Pour un changement de cette ampleur, nous nous devions de vous prévenir le plus vite possible, afin que vous ne l’appreniez pas par des sources extérieures. Je voulais par ailleurs vous donner cette nouvelle en personne afin d’avoir un bref moment pour vous remercier tous de ce que vous avez fait pour Uber. Alors qu’elle continuait son discours, Ruffin Chaveleau émue semblait au bord des larmes… Toutefois, la société Uber n’est pas la 1ère à opérer de cette manière pour licencier ses salariés. Le 27 mars 2020, la start-up de trottinettes électriques en libre-service Bird avait annoncé à 406 salariés la perte de leur emploi par le même procédé.

Selon son dernier rapport trimestriel, Uber a enregistré une perte de 3 milliards de dollars et une baisse de réservations de 80% en avril, poussant la société à recentrer ses activités autour des services de transport et de livraison de nourriture (Uber Eats). Touché au cœur de son modèle économique par les mesures de restrictions limitant les déplacements pour endiguer la pandémie de Coronavirus, Uber, qui avait déjà annoncé la suppression de 3 700 emplois début mai, a annoncé licencier plus de 3000 salariés supplémentaires. Une période de crise sanitaire qui plonge encore les Etats-Unis dans le chômage , qui touche désormais 30 millions d’Américains.

Alors qu’il avait perçu un million de dollars de salaire en 2019, le PDG de l’application de VTC, Dara Khosrowshahi déclaré de son côté qu’il ne toucherait pas ses salaires pour le reste de l’année. Dans un communiqué, il expliquait : “Nous examinons de nombreux scénarios et à tous les coûts, à la fois variables et fixes, à travers l’entreprise. Nous voulons être intelligents, aller vite, retenir autant de formidables personnes que possible et traiter tout le monde avec dignité, soutien et respect.