La nette augmentation de rodéos urbains, depuis le confinement, n’a pas plu à Christophe Castaner, qui annonce un plan d’action global…

Au lendemain de la polémique née des propos de Camélia Jordana, sur les violences et le racisme dans la police, à laquelle il ne donnera finalement pas suite, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a lancé un nouveau plan de lutte contre les rodéos urbains depuis le 17ème arrondissement parisien. Depuis plusieurs années, et avec une augmentation depuis le confinement, les amateurs de sensations fortes prennent plaisir à faire des courses ou à cabrer sur des engins de type motos, quads, et scooters, en n’imaginant pas forcément le risque qu’ils prennent, ou font prendre. Alors que le ministre déclare une hausse de ces activités illégales, il souhaite agir plus profondément dans cette lutte. “Il est vrai que nous avons pu constater une recrudescence du nombre de ces rodéos pendant le confinement. Au total, sur la durée du confinement, les interventions pour des faits de rodéos urbains ont augmenté de 15%, déclare-t-il. Au niveau des chiffres, durant la quarantaine, on apprenait aussi qu’il y avait eu 357 interventions pour des rodéos, 82  2 roues saisis et surtout un policier blessé lors d’une intervention. Des regroupements de masse, plus importants, qui amènent parfois directement ou indirectement des incidents mortels, comme l’accident de Villeneuve-la-Garenne, des bruits qui gênent les riverains et des conflits avec les forces de l’ordre.

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“Des nuisances inacceptable et inadmissibles”

Pour ce nouveau plan de lutte contre les rodéos, Christophe Castaner évoque plusieurs nouveautés, dont un travail de prévention à réaliser entre les collectivités et les associations, l’implication de la police municipale, des relation plus étroites avec la justice, et veut relever le défi d’une saisie plus grande du nombre de véhicules, grâce à des cellules anti-rodéos. En confisquant les motos, les quads, et les scooters des délinquants, nous les privons de leur capacité à nuire, à se mettre eux-mêmes en danger”, explique-t-il. Ce phénomène des rodéos urbains se pratique parfois sans casque, avec des véhicules non homologués ainsi que des limitations de vitesse non respectées, ce qui multiplie les infractions. Jusqu’ici, quiconque bravait la loi promulguée en 2018 concernant les rodéos urbains, pouvait se voir attribué 2 ans de prison et 30 000 euros d’amende. Des facteurs aggravants peuvent augmenter les peines encourues. D’après le ministre de l’Intérieur, il y a eu plus de 39 000 interventions policières, depuis la loi de 2018, dont pas moins de 3 600 infractions relevées.

 

Landy adapte sa #bikelife

Quelques jours avant l’annonce de Castaner, Landy faisait déjà de la prévention, devançant le gouvernement, en demandant aux amateurs de la #BikeLife d’aller plutôt en forêt pour faire ces rodéos, embarquant les bécanes dans des camions pour les utiliser dans des zones plus isolées, tout en montrant ses prouesses sur une moto. “La famille, arrêtez de faire des rodéos sauvages. Allez-y en forêt, faites comme nous. La police, elle va vous tuer sinon. Là, on va aller en forêt tranquillement, ça va bien se passer,” annonçait le Dyonisien.