Figure adulée de la ville de la Nouvelle-Orléans, le quarterback des Saints Drew Brees fait face à de nombreuses critiques pour avoir critiqué et douté de la sincérité du genou à terre, geste popularisé notamment par Colin Kaepernick.

S’il est l’un des meilleurs quarterback de l’histoire, Drew Brees est également l’une des figures publiques les plus appréciés à la Nouvelle-Orléans. Leader des Saints, la franchise de football américain de la ville qu’il a emmené une fois au titre suprême, en 2010, Brees a évidemment été interrogé par les différents médias sur les évènements se déroulant actuellement aux Etats-Unis, qui font suite à la mort de George Floyd lors d’un contrôle de police à Minneapolis. Contrairement à la quasi-totalité des sportifs interrogés depuis le début des manifestations, celui qui a débuté sa carrière aux San Diego Chargers a exprimé son désaccord avec ceux qui mettent le genou à terre lors de l’hymne américain. Une référence directe à son ancien collègue Colin Kaepernick, qui avait initié le mouvement avant d’être licencié par la franchise des San Francisco 49ers, sans jamais avoir d’autres opportunités par la suite : Je ne serai jamais d’accord avec quiconque ne respecte pas le drapeau des États-Unis d’Amérique ou notre pays. Quand je regarde le drapeau, j’imagine mes deux grands-pères, qui ont combattu pour ce pays pendant la Seconde Guerre mondiale”.

LeBron James en colère

Déjà critiqué pour ses positions très conservatrices, la NFL a encore vu son image indirectement écorné par cette prise de parole de Brees, et ce malgré la mobilisation de nombreux joueurs individuellement, afro-américains ou non, dans la lutte et le soutien aux manifestants. LeBron James a ainsi réagi sur Twitter, expliquant qu’il était très étonné de voir que des gens ne comprenaient toujours pas la réelle signification du genou à terre. Les coéquipiers de Drew Brees, parmi lesquels le safety Malcolm Jenkins ou le receveur Michael Thomas, ont eux exprimé leur étonnement et leur colère face à la prise de position de leur leader. L’ambiance promet donc d’être très tendu au moment de la reprise des entraînements…

“Tu ne comprends toujours pas pourquoi Kap s’était agenouillé ? Ça n’a absolument rien à voir avec le manque de respect envers le (drapeau) et nos soldats qui maintiennent notre terre libre. Mon beau-père en faisait partie”.