2 policiers impliqués dans l’arrestation mortelle de Cédric Chouviat ont été mis en examen la semaine dernière pour homicide involontaire. Un autre policier présent sur la scène est convoqué ce jeudi.

L’enquête semble enfin avancer dans l’affaire Cédric Chouviat. Près de 7 mois après le décès de Cédric Chouviat, un chauffeur-livreur de 42 ans mort le 5 janvier après un contrôle de police violent sur le quai Branly qui s’était déroulé 2 jours avant, France Info nous apprend que 2 policiers présents lors de l’interpellation mortelle ont été mis en examen par la justice. Entendus la semaine dernière, ils seraient ceux qui ont le plus pesé sur le corps de l’homme, dont l’autopsie révèlera une fracture du larynx. Comme la famille Chouviat le réclamait, ils devront comparaître pour “homicide involontaire”, et non “violences volontaires ayant entraîné la mort”, mais pourraient être accompagné par un 3ème policier, également présent sur la scène et qui sera lui entendu aujourd’hui.

Un enregistrement qui change tout

Pas suspendus après ces faits, les 4 policiers en charge de l’intervention sont même soutenus par leur hiérarchie, comme l’ont affirmé leurs avocats. Pourtant, l’IGPN, la police des polices, les a confronté le mois dernier à un enregistrement terrible capté grâce au kit-main libre de Cédric Chouviat. Au moment de son interpellation, ce dernier a crié à 7 reprises “J’étouffe” sans qu’aucun des policiers ne s’en inquiète. Ces derniers expliquent également ne pas l’avoir entendu en raison du bruit provoqué par la circulation, mais aussi du casque que le livreur portait. Néanmoins, cette affaire avait eu pour conséquence de pousser le ministre de l’intérieur de l’époque Christophe Castaner a remettre en cause le plaquage ventral, qui n’est toutefois toujours pas interdit en France contrairement à de nombreux pays.

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