8 ans en arrière, en 2012, Nekfeu (et le S-Crew) avait attaqué son ancien label, Y&W, pour obtenir plus de 31 morceaux enregistré depuis sa signature, entre avril et novembre 2011…

Tout comme Guizmo, avec qui il partageait le collectif L’Entourage, c’est en 2011 (le 5 avril 2011) que Nekfeu signe en solo (mais aussi le S-Crew) un contrat dans le label de Yonea et Willy l’Barge, Y&W (Young & Winner)… Une signature éphémère, puisque rapidement, sans que les raisons ne soient officiellement divulguées, sinon un communiqué tardif de la structure, Ken, de son vrai et nom, décide de quitter le label. Lui et le S-Crew résilient leur contrat le 20 janvier 2012. Arrivé par la suite dans le label d’Universal Music, Polydor, le rappeur d’1995 créera en janvier 2013 sa propre structure, Seine Zoo. Quelques temps après, le rappeur parisien dévoile plusieurs morceaux alors enregistré en 2011 sous son ancien label. Y&W décide alors de l’attaquer en justice, et septembre 2016, le tribunal de grande instance de Paris donnera raison au label (qualifié de producteur des morceaux), et Nekfeu et ses proches devront alors verser 12 000 euros de dommages et intérêts. Sauf que l’histoire ne s’arrête pas là et l’ancien label du Fennec décide de sortir un album avec ses morceaux enregistrés durant la période où il était sous contrat, alors même que celui-ci avait déjà quitté le label. Feu décide donc, à son tour, d’attaquer Y&W en justice pour éviter la publication de cet album intitulé Black Album. Il obtiendra raison, mais devra verser une indemnisation à son ancien label, qui aurait demandé 1 million d’euros. Après une dernière décision de justice, après avoir fait appel, cette histoire semble enfin se terminer…

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La justice a tranché

Le 10 juin, la cour de cassation a tranché, mais la décision de justice n’a été dévoilée qu’à lami-juillet. Celle-ci met en lumière le fait qu’au moment des faits, le label n’était pas encore enregistré au registre du commerce et des sociétés (Nekfeu a signé son contrat en avril 2011 alors que le label s’est enregistré au registre du commerce qu’en septembre 2011). Comme le label n’était pas officiellement une entreprise et ne possédait donc pas, de ce fait, de personnalité morale, elle ne pouvait  pas conclure de contrat. La décision rendue rappelle la situation : “elle ne pouvait conclure de contrats et les contrats supposés conclus en son nom n’ont pu engager à son égard les artistes co-contractants”. N’ayant pas régularisé sa situation, la cour de cassation a déclaré que Nekfeu était propriétaire et avait tous les droits sur les morceaux créés en 2011 sous son ancien label. L’affaire devrait en rester là…