Après la décision de Donald Trump d’envoyer des policiers fédéraux à Portland afin d’aider les forces de l’ordre, de violents incidents ont éclaté cette nuit entre manifestants anti-racistes et policiers.

Toujours au coeur de la contestation populaire contre les violences policières et le racisme, la ville de Portland a vu débarqué ces derniers jours, comme à Chicago, des policiers fédéraux, surnommés “les soldats de Trump” par la gouverneur de l’Oregon et censé venir épauler les policiers locaux face à de possibles débordements. Une mesure très critiquée qui n’a pas empêché de nombreuses violences cette nuit, lors de la 56ème nuit consécutive de contestations. Il faut dire que la soirée avait mal commencé après que le maire de la ville Ted Wheeler, présent dans la foule aux côtés des manifestants, ait reçu du gaz lacrymogène en abondance provenant des forces de l’ordre.

Une bataille rangée

Par la suite, ce sont les barricades installées tout proche du Palais de Justice de la ville que certains ont tenté d’incendier. Plusieurs interpellations ont d’ailleurs eu lieu, provoquant à chaque fois de nombreuses réactions de la foule, envoyant toutes sortes de projectiles sur les forces de l’ordre, qui ont répliqué notamment avec des balles en caoutchouc et des grenades assourdissantes. Autant dire que la situation semble encore et toujours brûlante outre-Atlantique et ne semble pas prête de se calmer, d’autant que Donald Trump paraît bien décidé à continuer sa politique de répressions des manifestants.