Le rappeur grenoblois Cobrak Hood a mis fin à la polémique survenue après la diffusion d’images “chocs” dans la cité du Mistral en publiant son clip : Chicagre.

Voila une manière bien particulière, mais dans les codes du marketing, de désamorcer une polémique. Le jeune rappeur de Grenoble Cobrak Hood a publié, ce lundi 31 août, le clip de son morceau Chicagre. Tournée dans la cité du Mistral, la vidéo s’ouvre par un extrait issue d’une émission de RMC Découverte, dans laquelle fut traitée la vidéo mettant en scène des hommes cagoulés et lourdement armés. Courant août des extraits du tournage contenant des images considérées comme “violentes” avaient circulé sur les réseaux, et avaient déclenchées un véritable tollé ainsi qu’une impressionnante opération de police mercredi 26 août au soir dans la cité. Les forces de l’ordre n’ayant rien trouvé sur place, on pouvait alors supposer qu’il ne s’agissait que d’une simple mise en scène pour les biens du tournage d’un clip. Ce dernier a d’ailleurs réagi avec beaucoup d’humour en affichant le message suivant à la fin de son nouveau clip : “Les armes sont factices. Les produits n’étaient que du CBD. Seuls les friandises sont vraies”, sans oublier de remercier des médias tels que BFM TV, CNews et Le Dauphiné Libéré pour la “promo”, puisqu’ils avaient faits des sujets autour des fameuses images “chocs” et de la descente de police. Des remerciements légitimes puisque le rappeur, complètement inconnu du grand public, a vu sa vidéo atteindre les 31 000 vues à peine 16 heures après sa publication sur YouTube.

Corbak Hood – Chicagre :

Des spéculations en tout genre

La sortie de ce clip a mis fin à énormément de spéculations quant à la réalité derrière les séquences vidéo devenues virales du tournage du clip. Circonspect devant le caractère surréaliste de la scène, Julien Morcrette, policier du syndicat Alternative Police-CFDT déclarait : “On en est venu au constat que la vidéo est tellement ostensible qu’il doit s’agir d’une œuvre d’intimidation à l’encontre de la concurrence. On est dans un aspect lucratif et concurrentiel ou alors pour intimider les forces de police”. Instigateur de l’opération de police qui n’a finalement résultée par aucune interpellation, le ministre de l’Intérieur Gérard Darmanin s’exprimait même avec fermeté sur Twitter.Aucun doute ne doit subsister: l’Etat s’imposera face à l’ensauvagement d’une minorité de la société”, déclarait-il notamment. Finalement plus de peur que de mal même si l’inquiétude générale était légitime puisque depuis le mois de juin, 7 fusillades ont éclaté à Grenoble, et 3 personnes y ont laissé la vie.