Alors qu’il a dévoilé hier le clip de son nouveau morceau contenant les images qui ont provoqué l’intervention du Ministre de l’Intérieur et de nombreuses forces de police au quartier du Mistral à Grenoble, le jeune rappeur Cobrak Hood a été placé en garde à vue ce mercredi matin.

Déclenchée par quelques vidéos publiées sur Snapchat dans lesquelles on pouvait apercevoir des trafiquants de drogues armés dans le quartier du Mistral à Grenoble, la polémique prend désormais un tournant judiciaire. Rapidement saisie par le Ministre de l’Intérieur, cette affaire a immédiatement déclenché une large polémique dans les médias et sur les réseaux sociaux, certains s’en donnant à coeur joie pour parler de la délinquance de plus en plus violente dans les quartiers populaires. Très rapidement, de nombreux policiers avaient été dépêchés sur place pour une opération anti-drogues durant laquelle seuls quelques grammes de cannabis et 2 scooters avaient été saisies par les forces de l’ordre. Sauf que le responsable de cette scène, un jeune rappeur nommé Cobrak Hood, a affirmé ce mardi soir à France 3 qu’il ne s’agissait que d’une mise en scène afin de provoquer le buzz : “Y’avait une opportunité de buzzer et je l’ai utilisée, le clip je l’ai fait avant et j’ai laissé fuiter deux-trois images (…) J’ai attendu deux-trois jours que le buzz prenne, que ça monte, et là j’ai balancé le clip. Je m’attendais pas à ça, Ca fait 16 heures que je l’ai posté, ça a bien marché, j’ai jamais fait 30.000 vues sur ma chaîne, mon téléphone il est bouillant (…) J’savais pas que ça allait marcher à ce point-là, faire déplacer le préfet, tout ça”.

Le rappeur placé en garde à vue

D’après BFM TV, Cobrak Hood a été arrêté ce mercredi matin puis placé en garde à vue afin de s’expliquer sur cette scène, tandis que les réalisateurs du clip sont toujours recherchés. Le jeune homme pourrait désormais être poursuivi pour provocation à l’usage ou au trafic de stupéfiants, port prohibé d’armes, et injures publiques envers une personne dépositaire de l’autorité publique. D’une polémique devenue presque une affaire d’Etat reprise par un Ministre ainsi qu’une grande partie de la classe politique et des médias, il semblerait donc qu’il ne s’agisse en fait que d’une bêtise liée à une interprétation faussée d’images sans contexte.

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