Placé en garde à vue mercredi, le jeune rappeur grenoblois Cobrak Hood a été mis en examen pour complicité de trafic de stupéfiants et usage de stupéfiants. Il avait reconnu avoir mis en scène les images qui ont déclenché une très grosse polémique, provoquant l’intervention du Ministre de l’Intérieur.

La justice a décidé d’agir vite. Au lendemain de l’interpellation du jeune rappeur Cobrak Hood, qui a affirmé être l’auteur du clip de rap d’où proviennent les images montrant des trafiquants de drogues armés dans le quartier du Mistral, le jeune homme âgé de 16 ans, descolarisé et déjà placé sous tutelle du conseil départemental, a été déféré devant un juge pour enfants. Il a ainsi été mis en examen pour complicité de trafic de stupéfiants et usage de stupéfiants et va être rapidement placé en foyer, tout en ayant l’obligation d’accomplir une mesure de réparation en attendant son jugement. Alors qu’il avait expliqué qu’il s’agissait d’armes factices et qu’aucune drogue n’avait été utilisé, le procureur de la république de Grenoble a lui relevé de nombreuses incohérences et affirme qu’il s’agissait bel et bien d’un coup de pub pour le point de deal, en plus de créer le buzz pour le rappeur.

À LIRE AUSSI: Trafiquants armés à Grenoble : le rappeur auteur du clip en garde à vue

Une affaire nationale

D’abord diffusées sur Snapchat, les images ont très rapidement largement circulé sur les réseaux sociaux, provoquant de nombreux débats dans les médias ainsi que l’intervention d’une large majorité du monde politique, jusqu’au Ministre de l’Intérieur Gerald Darmanin. Celui-ci a saisi cette affaire pour lancer de nombreuses opérations anti-drogues, d’abord dans le quartier puis dans toute la France. Autant dire que le jeune rappeur, qui cherchait à faire le buzz, a clairement été dépassé par cette affaire…