Convoqué devant le tribunal correctionnel de Lyon, Bassem Braïki risque 8 mois de prison pour des propos déplacés envers la communauté gay…

Après l’épisode qui l’a opposé à Sadek, ou encore sa condamnation en 2019 pour des propos racistes visant les noirs et les métisses (après une 1ère condamnation à 5 mois de prison ferme en 2016 pour des “ insultes à caractère raciste”), entendu dans différentes affaires de violences ou d’escroquerie, Bassem se retrouvait une nouvelle fois devant la justice pour une autre affaire. Le bloggeur de Vénissieux est poursuivi pour des mots déplacés visant les homosexuels. Ce mardi 15 septembre, il était donc convoqué par les juges pour l’ouverture de son procès après des plaintes déposées par 3 associations dont SOS Homophobie. Celles-ci lui reprochent des propos haineux et homophobes (“sodomites”, “sale tarlouse”, “sidaïques”…) tenus dans une vidéo publiée sur son compte Snapchat en août 2018.

bassem lyon

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De la prison ferme…

A 40 ans, Bassem est venu défendre son cas devant le tribunal correctionnel de Lyon, en essayant de montrer un nouveau message, devant un procureur qui a fait état de “déclarations ignobles et repoussantes” et qui a mis le youtubeur devant ses responsabilités face à sa communauté. Estimant qu’il a changé, et que les mots qu’il a tenus ne lui correspondaient plus, le lyonnais a essayé de se justifier : Je n’ai rien contre les gays, mais avec mes enfants, on est tombé sur la Gay Pride et ce qui me gène, ce n’est pas leur orientation sexuelle, mais la moralité. Quand on les voit sur les chars, à quatre pattes avec des chaînes autour du cou, c’est choquant. Si c’était des hétérosexuels, ça serait pareil…” Il poursuivait : “J’ai pris conscience que ces personnes méritaient le respect. J’ai réalisé beaucoup de choses et je n’ai jamais voulu du mal à la communauté gay. Je n’ose même plus réécouter les propos que j’ai prononcés, j’ai grandi”. Une ligne de défense appuyée par son avocat, Me David Metaxas, qui a abondé dans son sens : “C’est de la bêtise, un manque de culture et d’intelligence… et même peut-être aussi un problème culturel”. Mais il est allé plus loin, entre l’addiction de son client aux réseaux sociaux et à la notoriété (ce pour quoi il serait déjà suivi médicalement), l’homme de loi a évoqué la religion de Bassem en rappelant qu’il était musulman : “Cette religion n’est pas très tolérante par rapport à la communauté gay et LGBT” !

bassem police

Alors que le représentant du ministère public a décrit Bassem comme “un individu violent et non l’individu sympathique sous les traits duquel il veut bien se présenter”, il a demandé une condamnation à 8 mois de prison et 5 000 euros d’amende. A suivre…