Dans un essai publié ce mardi 15 septembre, la jolie et célèbre mannequin Emily Ratajkowski accuse le photographe Jonathan Leder de l’avoir agressée sexuellement en 2012.

Voila une nouvelle révélation fracassante qui vient agiter le monde du showbizness, et de la mode, à l’heure où le rap game français a fait les frais du même genre de dénonciations (Moha La Squale, Roméo Elvis, Fary…). Dans un long essai – intitulé Buying Myself Back – publié ce mardi 15 septembre, la mannequin américaine de 29 ans, Emily Ratajkowski, connue notamment pour son apparition dans le clip Blurred Lines de Robin Thicke en 2013, puis pour sa carrière de mannequin, d’actrice, de biznesswoman et d’influenceuse, a révélé avoir été agressée sexuellement par le photographe Jonathan Leder. Les faits se seraient produits en 2012, au domicile new-yorkais du photographe, dans le cadre d’une séance photo non rémunérée. La top-model, alors âgée de 21 à l’époque, aurait été invitée par le photographe à poser nue, après avoir consommé plusieurs verres de vin. “Dès que je me suis dévêtue, une partie de moi s’en est allée, se souvient-elle. J’ai commencé à me ressentir une sensation de flottement, en m’imaginant en train de regagner mon lit. J’ai courbé le dos, mordu mes lèvres. J’ai gardé en tête l’idée de regarder à travers l’objectif de son appareil photo. Le flash si fort et j’avais bu tellement de vin que d’énormes taches noires apparaissaient devant mes yeux.

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“… ses doigts m’ont pénétré de manière soudaine”

La mannequin, qui n’hésite pas à s’engager pour de nombreuses causes et qui multiplie les posts Intagram nue ou très légèrement vêtue, qualifie aujourd’hui les événements succédant la séance photos comme flous. Elle se souvient tout de même s’être retrouvée aux côtés de Jonathan Leder sur un canapé, blottie sous une couverture. “Je n’ai pas le souvenir de l’avoir embrassé. Je me souviens par contre que ses doigts m’ont pénétrée de manière soudaine […] Ça me faisait très mal. Spontanément, j’ai posé ma main sur son poignet et j’ai retiré ses doigts de moi avec force, sans dire le moindre mot. Il s’est alors levé brusquement et s’est rué vers les escaliers en silence”. En 2016, le photographe – habitué aux projets érotiques rétro et underground – a d’ailleurs publié EMILY RATAJKOWSKI, un livre (puis 3 autres) dans lequel figurent 71 clichés immortalisés au cours de cette soirée. Certains d’entre eux avaient même été présentés par la maison d’édition Imperial Publishing (appartenant au photographe) lors d’une expo, et ce sans le consentement de la principale intéressée. Le jeune femme avait tenté tant bien que mal de faire annuler la sortie de l’ouvrage, sans succès puisque son agent de l’époque s’était chargé de signer le contrat à sa place. “Certaines de ces images ont été publiées sur le compte Instagram de Jonathan, elles faisaient partie des Polaroïds les plus dénudés et les plus vulgaires qu’il avait pris de moi. J’étais pâle et déchaînée”, a-t-elle déclaré. S’il a qualifié les accusations de son ancienne muse comme“trop grossières et puériles pour mériter une réponse”, Jonathan Leder a supprimé son compte Instagram peu après les révélations de la top-model. Serait-ce une simple coïncidence ? Difficile d’y croire…

Mais Jonathan Leder s’est tout de même exprimé pour évoquer son étonnement et le comportement de la mannequin lors d’un entretien avec le journaliste (pour le magazine The Cut) qui a contribué à l’écriture de l’essai d’Emily Ratajkowski  : “Vous savez de qui on parle ? C’est la fille qui était nue dans le magazine Treats! (revue américaine de photos de célébrités dévêtues, Ndlr) et se dandinait nue dans le clip vidéo de Robin Thicke. Vous pensez vraiment que les gens vont penser qu’elle est victime ?”