Les avocats de Kodak Black ont annoncé, via un message publié sur Instagram, leur souhait de poursuivre en justice le Bureau Fédéral des Prisons, affirmant que leur client avait été victime d’actes de torture, mais aussi d’humiliations et de répression religieuse…

Incarcéré au pénitencier de Big Sandy (dans le Kentucky, USA) depuis octobre 2019 après avoir été condamné à 4 ans de prison, Kodak Black n’aura cessé de pointer du doigt les conditions de sa détention. Dès ses 1ers jours d’incarcération (à la prison fédérale de Miami avant d’être transféré à Big Sandy), le rappeur originaire de Pompano Beach, en Floride, s’était retrouvé impliqué dans une bagarre opposant des prisonniers et des gardiens. Plusieurs mois après ces faits, en mai 2020, sa famille affirmait avoir été alertée par certains co-détenus quant à une violente agression que Kodak aurait subi de la part de certains gardiens de sa prison. Un dossier très chargé, renforcé tout récemment par la prise de parole de ses avocats, qui ont affirmé que leur client était victime de répression religieuse. Outre les dommages physiques subis, Kodak, qui s’est converti au judaïsme, n’aurait pas le droit d’être visité par un rabbin alors que plusieurs de ses co-détenus d’autres confessions ont la possibilité de recevoir des représentants religieux.

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Ses avocats passent à l’attaque

C’est ainsi que la presse américaine affirme depuis ce mardi soir que l’équipe juridique en charge de la défense du rappeur a décidé de poursuivre en justice l’administration  pénitentiaire, à savoir le Bureau Fédéral des Prisons. Selon plusieurs documents obtenus par TMZ, les gardiens de sa prison actuelle l’auraient attaqué en représailles de la blessure qu’il avait infligé à l’un des matons de la prison. Il aurait par la suite été forcé de se mettre à genoux, trempé et en sous-vêtements, à la “manière d’une exécution”, ce qui aurait entrainé des blessures physiques et mentales chez le rappeur qui n’aurait pas supporté l’humiliation infligée. De plus, les gardiens l’auraient empêché pendant plusieurs heures d’utiliser les toilettes, le forçant donc à “uriner et déféquer sur lui-même”. Selon ses dossiers médicaux, Kodak aurait bien été battu, mais aurait également été “victime de lacérations, de saignements de bouche et de vomissements réguliers”.  Des faits d’une incroyable violence, expliqués dans un post Insta de l’un des avocats de Kodak Black, Bradford Cohen, qui pourraient, s’ils sont confirmés, créer un gros scandale aux Etats-Unis…

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We filed this lawsuit because there might be nothing worse than ignoring prison abuse. #prisonreform isnt something people even talk about. I haven't even heard @joebiden eveb mention what he plans to do for prison reform or judicial reform. Meanwhile @realdonaldtrump passed the first step act and second chance. The issue is the actual application of those acts by the Bureau of Prisons. This isn't just about @kodakblack we have gotten letters from across the country with similar stories. When there is no 3rd party supervision they can do anything and not suffer consequences. When is the last time in a prison a video tape was inconclusive? They discount witness testimony from fellow inmates as "unreliable " no matter what the situation…they will just automatically take the word of the guard. Its time to start holding these agencies accountable. Just like the picture of Bill that was sent to the press almost immediately….when is the last time you saw some federal white collar criminal get a picture taken in custody and disseminated to the press? Much respect for my co counsels @schwartzinmiami Jonathan Schwartz and Rob Buschel @skywriter.esq in Fort Lauderdale for wanting to effectuate change. #kodakblack #kodak

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