Mariam Sow, une influenceuse guinéo-malienne de 23 ans, accuse son ancien compagnon, l’artiste Sidiki Diabaté, de l’avoir passée à tabac à de nombreuses reprises mais aussi de l’avoir séquestrée pendant près de 2 mois. 

Star de la musique malienne et bien connu en France pour ses collaborations avec Booba, Niska ou encore Black M, Sidiki Diabaté est aujourd’hui dans la tourmente. Son ancienne petite-amie, une influenceuse guinéo-malienne de 23 ans nommée Mariam Sow, a en effet confirmé avoir été victime de très nombreux actes de violences de la part de l’artiste de 28 ans après l’apparition de photos publiées la semaine dernière sur les réseaux sociaux. Des clichés témoignant d’une violence inouïe sur lesquels on peut voir les jambes, le buste, les hanches et le dos largement tuméfiés, mais qui ne serait qu’une partie de ce que la jeune femme a subi, puisqu’elle a également expliqué à la télévision guinéenne avoir été séquestré pendant près de 2 mois dans une maison. Surveillé par un homme, elle affirme avoir profité d’un moment d’inattention pour fuir et ainsi retrouver sa liberté. Et si les faits se sont déroulés il y a plus d’un an d’après la victime, cette dernière n’aurait décidé que tout récemment de se manifester auprès de la justice malienne en déposant une plainte le 18 septembre dernier auprès d’un tribunal de Bamako.

Sidiki en garde à vue, Universal Afrique suspend son contrat

Le dépôt de cette plainte a provoqué le placement en garde à vue de Sidiki Diabaté par la brigade d’investigation judiciaire du Mali, afin que l’artiste puisse être interrogé. Une information confirmée par son label, Universal Music Africa, dont le directeur -un certain Pit Baccardi, rappeur et grand frère de Dosseh- a relayé un communiqué qui annonce également la suspension du contrat de l’artiste en attendant une éventuelle condamnation de celui-ci par la justice de son pays. De son côté, interrogé par Le Monde Afrique, l’avocat de l’artiste avait affirmé avant le placement en garde à vue que son client était “serein”, tout en affirmant que cette histoire était “plus compliquée qu’il n’y paraît”. Forcément, si toutes les histoires sont différentes, cette nouvelle affaire fait écho à l’enquête ouverte récemment contre Moha La Squale, accusé par plusieurs jeunes femmes et qui fait actuellement l’objet d’une enquête pour violences, séquestration ou tentative de meurtres…