A l’issue de son 8ème combat pro, un an après son dernier passage sur un ring, Tony Yoka sort victorieux de son affrontement face à son compatriote Johann Duhaupas…

4 mois après avoir accueilli son 2ème enfant (Magomed), à 28 ans, Tony Yoka est venu à bout de Johann Duhaupas, âgé de 39 ans, au terme d’un combat d’un peu plus de 1 minute, sous les yeux de Presnel Kimpembe et Gims présents dans l’enceinte de Paris La Défense Arena, tout comme Hatik qui a fait le show avant la rencontre. Le champion olympique 2016 affrontait son adversaire Picard ce vendredi 25 septembre, à Nanterre, lors d’un match franco-français dans la catégorie-reine des poids lourds. S’il est celui qui a décoché la 1ère droite du combat, Tony Yoka en pleine puissance a largement dominé l’affrontement, et a été l’auteur d’un enchainement de droites qui a rapidement mis le robuste Johann Duhaupas au sol. Si ce dernier s’est relevé, l’arbitre a préféré arrêté le combat… le chrono affichait alors 1 minute 27, dans le 1er round. Yoka signe ici sa 8ème victoire, son adversaire, longtemps considéré comme le meilleur poids lourd français, lui affichait 43 combats dont 38 victoires (pour 25 KO).

La conquête…

Dans sa quête de la ceinture mondiale des lourds, Tony Yoka a annoncé qu’il aimerait encore faire 2 combats avant la fin de l’année. Il a déclaré, après sa victoire, au micro de Canal+ : “Je voulais commencer le combat très fort. Je sais que c’est un grand champion qui m’attendait sur la 2ème partie de combat. On a beaucoup travaillé à l’entraînement, cela paye aujourd’hui. Merci à tous et ce n’est que le début. C’était l’adversaire le plus coriace que j’ai eu à affronter depuis le début de ma carrière, j’avais à cœur de faire ça avec la manière.”

Mais dans la soirée, un autre poids lourd français a fait parler de lui. Juste après la victoire de Tony Yoka, Raphaël Tronché l’a violemment défié après être monté sur le ring. Les yeux dans les yeux, il a annoncé au champion olympique de Rio 2016 qu’il était prêt à le combattre : “Moi je suis ici, je suis face à face. C’est toujours très simple de dire de loin, que moi j’ai peur, caca-culotte et tout. Y’a personne sur ce ring qui a peur de toi, je te le dis clairement. Sur WhatsApp, t’as dit des choses qui ont rien à voir avec le sport, tu m’as envoyé des messages, tu m’as insulté. Je ne t’ai jamais insulté. Ici, y’a personne qui a peur de toi. Raphaël Tronché est présent ici.Il poursuit : Moi, comme je t’ai dit : tu veux faire ce combat, on le fait. Tu finis en croix. Y’a personne ici qui a peur de toi. C’est la 1ère fois que tu me vois, maintenant tu me sens et tu vois qui tu as en face de toi. Je suis pas Johann, y’a pas de trash talking (Yoka lui fait un bisou de loin, Ndlr). Fais tes bisous, fais tes bisous, fais… Je rigole pas avec toi, pas besoin de faire ton cinéma à 200 km. Je suis venu pour toi, je suis ici moi.

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Estelle gagne aux points

Ce vendredi soir à Nanterre, dans une salle qui accueillait 5 000 personnes, la femme de Tony Yoka, Estelle Yoka-Mossely effectuait également son retour sur les rings, plus de 4 mois après avoir donné naissance à son 2ème garçon, et 7 mois après son dernier combat. La championne olympique s’est elle aussi imposée en battant sa compatriote Aurélie Froment aux points, lors d’un combat international poids légers, disputé en 8 reprises. Estelle comptabilise désormais 7 victoires chez les professionnels, en 7 combats ! Elle sort donc victorieuse de son affrontement le même soir que son mari. Elle déclarait avant la rencontre : “Cela nous rappelle ce que nous avions fait en 2016 aux Jeux mais dans un autre univers, celui des pros”. Après sa victoire, elle expliquait : “Je me dis que j’ai bien fait de remonter sur un ring, je suis contente, sourit celle qui reste invaincue après son 7ème combat pro. Je ne suis pas encore au top, je n’ai pas retrouvé ma forme d’avant ma grossesse mais j’ai gagné et je ne vais pas me plaindre. Je n’ai désormais qu’une envie : retourner à l’entraînement pour enchaîner et combattre à nouveau en novembre.”

estelle yoka