Niro est accusé de n’avoir déclaré qu’une partie de ses revenus. En conséquence, le Fisc a décidé d’effectuer un raid surprise chez le rappeur…

Accusé par le Fisc de ne déclarer que de faibles revenus, par rapport à ses activités dans la musique, Niro est depuis quelques années embourbé au cœur d’une procédure judiciaire dont il se serait bien passé, d’après les informations rapportées ce 20 septembre par le média Capital. Les faits commencent il y a près de 10 ans. Entre 2010 et 2016, le rappeur n’aurait déclaré seulement que 78 394 euros. En outre, il n’a renvoyé aucune déclaration de revenus entre 2014 et 2017. Mais les problèmes ne s’arrêteraient pas là. Toujours en 2017, Niro – qui a dévoilé en juillet 2020 l’album surprise Sale Môme – a fondé Ambition Music, une société installée non loin des Champs-Elysées. Cette dernière n’aurait pas déposé ses comptes au greffe du tribunal de commerce. De plus, Niro, qui aurait déclaré dans sa déposition d’impôts habiter toujours chez sa mère, possède également une entreprise individuelle nommée Bahri Noureddine (le vrai nom de l’artiste), et qui lui aurait valu 600 euros d’amende. La cause : la non-déclaration des revenus et de la TVA de la société.

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Le fisc suspicieux

Contrat chez Universal Music (avant d’arriver chez Sony Music), disques de platines avec Or Game et Les Autres, chèque de près de 50 000 euros versé par la SACEM, 26 concerts effectués entre 2013 et 2015, contrat publicitaire rémunéré avec la marque de lunettes John Dalia… ses nombreuses activités synonymes de rentrées d’argent ont donc alerté le fisc qui a décidé d’effectuer un raid surprise le 16 octobre 2018, et ce aux 2 adresses déclarées par le rappeur. Chez sa mère d’une part, et chez sa compagne de l’autre. Le fisc a ensuite détaillé ses découvertes devant le tribunal de justice. “Niro n’a pas déclaré les revenus tirés de son activité artistique : sommes liées à son contrat de cession avec Universal Music, sommes perçues liées au nombre de vues des clips sur YouTube et d’écoute sur les plateformes de streaming, rémunération des prestations scéniques, sommes liées à ses activités promotionnelles”. Le rappeur de Blois fait alors face à plusieurs chefs d’accusation : exercice d’une activité professionnelle sans souscription des déclarations fiscales y afférents, minorations des recettes non commerciales, omission volontaire de répondre aux obligations fiscales lui incombant, écriture inexacte ou fictive de documents comptables.

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Vers un possible accord ?

En guise de défense, Niro a expliqué à la justice que les chiffres liés aux plateformes de streaming et aux vues sur YouTube “ne sont pas suffisants pour apporter la preuve que ces visionnages et ces écoutes en streaming génèrent des recettes”. Il s’est néanmoins trompé de juridiction pour contester le raid du fisc et les faits qui lui sont imputés. Résultat : recours rejeté par la cour d’appel de Paris. S’il essaye donc actuellement de trouver un arrangement avec le fisc, Niro devrait cependant payer une importante somme de redressement. L’affaire est en cours…