Alors que ce week-end, le commissariat de Champigny-sur-Marne (94) a été visé par de nombreux tirs de mortiers d’artifices et autres projectiles, le ministre de l’Intérieur a émis la possibilité de voir la vente des mortiers interdite.

Le week-end a été particulièrement agité à Champigny-sur-Marne, dans le 94. Dans la nuit de samedi à dimanche, une quarantaine de personnes se sont attaqués au commissariat de la ville, situé dans le quartier du Bois-l’Abbé. Après que certains aient tenté de pénétrer dans les locaux des forces de l’ordre, qui ont eu le temps de s’enfermer à l’intérieur, des dizaines de mortiers d’artifices ont été tirés en direction du bâtiment sans faire de blessés. Une séquence rapidement partagée sur les réseaux sociaux et qui a évidemment provoqué de très nombreuses réactions, notamment dans les médias, mais n’a pas amené d’interpellation. Dans la foulée, le ministre de l’Intérieur Gerald Darmanin a également fait le choix de se rendre sur place afin de soutenir les policiers, quelques jours après la très violente agression subie la semaine dernière par 2 membres des forces de l’ordre à Herblay (95), désarmés par 3 hommes et victimes de plusieurs tirs…

Internet dans le viseur de Darmanin

Au cours de ce déplacement durant lequel il a pu constater que des vitres avaient été brisées et plusieurs véhicules de police endommagés, le ministre de l’Intérieur a notamment affirmé vouloir faire voter une loi interdisant la vente d’objets de pyrotechnie sur Internet. Car si la loi empêche désormais un individu lambda de se fournir dans une boutique physique, les mortiers d’artifices sont finalement très faciles d’accès puisqu’ils sont en vente libre en Allemagne et en Belgique, mais aussi sur certains sites. Certains syndicats policiers dénoncent d’ailleurs depuis plusieurs mois l’utilisation de ses objets afin de s’en prendre physiquement aux forces de l’ordre, notamment tout récemment après la défaite du PSG en finale de la Ligue des Champions.

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