Le CSA vient d’autoriser la diffusion des combats de MMA à la télévision. Les diffuseurs devront respecter certaines conditions…

Les arts martiaux mixtes ou MMA sont un sport de combat où de nombreuses techniques sont autorisées : coup de pied, de poing, de genou, de coude, projection, soumission… Interdit dans de nombreux pays, le Free-fight comme il est également appelé, a été légalisé en France depuis le 1er janvier 2020, et placé sous l’égide de la boxe anglaise. Si la pratique était donc possible, la diffusion de ce sport de combat, très suivi, était pour sa part totalement interdite, comme le stipulait un texte de loi datant de 2005. Il y était écrit que la retransmission du MMA était “susceptible de nuire gravement à l’épanouissement physique, mental ou moral des mineurs”, et était “contraire à la sauvegarde de l’ordre public”. En outre, elle pouvait porter “atteinte à la dignité des participants”. Néanmoins, ce mercredi 4 novembre, le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) vient de lever cette interdiction…

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Des combats diffusés sous certaines conditions

C’est sous certaines conditions que le CSA a adopté ce nouveau texte de loi. Ce dernier autorise, en effet, la diffusion de combats de MMA à la télévision, mais également sur les services de vidéo à la demande. Tout d’abord, les affrontements devront obligatoirement être diffusés à des horaires tardifs. Après 22h30 sur les chaînes gratuites, et après 20h30 sur les chaînes payantes. En outre, aucune publicité ou extrait “violent” ne devra être diffusé dans la journée. La signalétique “déconseillé aux moins de 16 ans” devra également apparaître durant chaque combat. Enfin, les diffuseurs devront avertir les plus jeunes des dangers liés à ce sport. Carole Bienaimé-Besse, membre du CSA et présidente du groupe de travail chargé de la protection des publics, revient sur cette décision. “Nous avons mené une vaste consultation pour établir des règles strictes de retransmission des combats, notamment auprès des chaînes de télévision, fédérations et organisateurs de tournois, et en s’appuyant aussi sur le comité d’experts du CSA pour la protection des mineurs.” Explique-t-elle avant de continuer : “La diffusion du MMA devra respecter d’autres principes comme la dignité de la personne humaine, notamment dans les commentaires qui ne devront pas, par exemple, inciter à la violence.” Une diffusion grand public qui pourrait bien faire encore grandir la hype autour de ce sport particulièrement suivi, notamment chez les plus jeunes, dans les prochains mois et prochaines années…