Une proposition de loi visant à interdire la diffusion le visage des policiers sur les réseaux sociaux fait actuellement débat…

Depuis le 4 novembre, les députés débattent d’une nouvelle proposition de loi. Cette dernière interdirait à quiconque de diffuser sur les réseaux sociaux ou à la télévision les visages ou éléments d’identification des policiers lorsque cela porte atteinte à leur “intégrité physique ou psychique”. Dans les petits papiers du gouvernement depuis plusieurs mois, cette interdiction est soutenue par le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin. “Je retiens l’idée d’obliger les télés et les réseaux sociaux à ne pas diffuser les images des visages des policiers, mais de les flouter”, explique-t-il, précisant néanmoins que “personne ne pourra empêcher les gens de filmer”. Si cette loi était amenée à être votée, les sanctions encourues seraient alors très lourdes : 45 000 euros d’amende et un an de prison. Cette proposition est notamment portée par l’ex-patron du RAID, aujourd’hui député de LREM, Jean-Michel Fauvergue.

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De nombreuses révoltes contre cette interdiction

Ce texte fait polémique en France, puisqu’une partie de la population estime qu’une telle loi serait “liberticide” pour notre démocratie. Les réfractaires estiment que cette proposition de loi ne vise pas à mettre fin aux violences policières, mais à les cacher. Sur Twitter, Anne-Sophie Simpere, membre d’Amnesty France, a déclaré : “Avec les restrictions envisagées sur les vidéos citoyennes de la police, il n’y aurait pas eu d’affaire Benalla, d’affaire du Burger King, d’image de croche-pieds de policiers…” Une pétition contre la mise en place d’une telle mesure a déjà été lancée et compte aujourd’hui plus d’1 demi-million de signatures. Pour les défenseurs de cette proposition, la question est tout autre. “Quand les policiers interviennent sur une opération, on a parfois des gens qui nous filment de très près, et diffusent de façon massive les images des policiers“, explique Thierry Clair, secrétaire général adjoint du syndicat Unsa Police. “Il y a des commentaires avec leurs noms, ou en identifiant les membres de leur famille. Nos collègues se retrouvent avec des craintes, des menaces à peine voilées.” La proposition de loi sera votée le 17 novembre 2020, dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale…