A l’occasion d’un reportage, Médine a déclaré se sentir plus proche du professeur Samuel Paty que de son assassin…

Le 6 novembre 2020, Médine est revenu aux affaires avec un 7ème album intitulé Grand Médine, 2 ans et demi après Storyteller. Un projet qui s’est écoulé à 5 852 exemplaires en 1 semaine et sur lequel on retrouve Grand Paris 2 en feat avec Koba LaD, Larry, Pirate, Rémy et Oxmo Puccino, mais également des collaborations avec BigFlo & Oli, Hatik, YL et Soso Maness. Plus épanoui que jamais et en pleine promo, le rappeur aux plus de 20 ans de carrière était notamment au cœur d’un petit reportage pour France 3 Normandie. A leur micro, il s’est confié sur son ressenti suite au meurtre de Samuel Paty, le 16 octobre. “J’ai plus de points en commun avec le professeur Samuel Paty, paix à son âme, qu’avec son assassin, et ça c’est important de le redire, pourtant je suis musulman, pourtant je suis rappeur”, a-t-il dit face caméra. Une prise de position rare dans le milieu du rap, et assumée dont il a d’ailleurs repartagé l’extrait sur son compte Instagram, en légendant : “L’amour du savoir, l’amour de la transmission, la liberté d’expression, l’esprit critique… fraternisons”.

 

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De nombreuses polémiques à son actif

Médine semble plus fédérateur que jamais, loin du côté controversé qui lui a collé à la peau durant la majeure partie de sa carrière et qui lui a valu quelques polémiques notables. Son 1er album 11 septembre, récit du 11e jour, paru en 2008 avait notamment défrayé la chronique, certains observateurs d’extrême droite l’accusant même d’apologie du terrorisme. En outre, il avait également suscité la polémique en 2014,  après avoir posté une photo de lui faisant une quenelle dans les locaux de Skyrock, en soutien à Dieudonné. Cependant, la plus grosse controverse a laquelle il a dû faire face reste le Bataclan (devenu tristement célèbre après les attentats de novembre 2015). Alors qu’il devait donner 2 concerts dans la salle mythique les 19 et 20 octobre 2018, de nombreux élus de droite et d’extrême droite ont fait pression pour annuler ses représentations. Ces derniers l’accusaient d’avoir écrit : “Crucifions les laïcards comme à Golgotha” dans la chanson Don’t Laïk. Un morceau paru le 1er janvier, soit 6 jours seulement avant l’attentat de Charlie Hebdo. Le 21 septembre de cette même année, Médine annonçait finalement l’annulation de ses 2 concerts au Bataclan, et leur reprogrammation au Zénith de Paris en début 2019, expliquant alors : “Certains groupes d’extrême droite ont prévu d’organiser des manifestations dont le but est de diviser, n’hésitant pas à manipuler et à raviver la douleur des familles des victimes. Par respect pour ces mêmes familles et pour garantir la sécurité de mon public, les concerts ne seront pas maintenus.

 

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