Loopsider a dévoilé une nouvelle vidéo de l’agression subie par Michel Zecler. Une nouvelle séquence filmée par un voisin…

A l’origine des vidéos publiés sur les réseaux sociaux du lynchage enduré par Michel Zecler, un producteur parisien d’origine martiniquaise, Loopsider vient de dévoiler une nouvelle séquence accablante de la scène. Filmée sous un autre angle, cette vidéo prise par un voisin sur un balcon permet d’apporter une pièce importante de plus au dossier écœurant de l’agression du producteur. On y aperçoit un policier en civil, qui était déjà présent lorsque l’homme se faisait tabasser dans les locaux du studio quelques minutes auparavant, mettre des coups à la victime alors qu’elle est immobilisée au sol. Le témoin qui filme a d’ailleurs été contacté, il déclare : “Michel était à genoux, le policier lui a mis à peu près 7 coups de poing, sur le visage, direct. Le policier s’est relevé et il a tellement tapé fort qu’il avait mal à la main. Le policier se plaignant qu’il avait mal à la main…”. Pour rappel, Michel avait été poursuivi par 3 policiers jusqu’à son studio d’enregistrement, visiblement parce qu’il ne portait pas de masque le 21 novembre 2020. A la vue des forces de l’ordre, il avait décidé de rentrer dans son local. C’était sans compter sur la ténacité des policiers qui ont alors forcé la porte et pénétré, sans autorisation, dans les studios. C’est alors que les choses ont dégénéré. Coups, insultes… Michel est violemment agressé… quand 9 jeunes artistes qui enregistraient dans les locaux au même moment tentent d’intervenir, mais les policiers qui ressortent d’abord, reviennent avec des renforts. Il est alors question d’appréhender Michel par tous les moyens, et balancent une grenade lacrymogène dans le studio ou le pointent avec leurs armes. Du coup, le lynchage continuera même dans la rue. Tout ce petit monde sera ensuite embarqué pour le commissariat… Mais alors que les dépositions entre les forces de l’ordre et leur victime divergent, les 3 policiers et auteurs de ce qui s’apparente à une bavure, décident alors de monter de toute pièce une fausse version des faits afin de discréditer la victime, allant même jusqu’à porter plainte contre lui. Heureusement pour Michel, des caméras de surveillance de son studio ont filmé toute la scène. Ce jeudi 26 novembre, il s’est d’ailleurs exprimé dans Touche pas à mon poste pour donner sa version des faits…

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Un témoignage terrifiant

Si les images du passage à tabac de Michel sont violentes, son témoignage l’est tout autant. Sur le plateau de l’émission de Cyril Hanouna, TPMP, il était accompagné de son avocate Maître Hafida El Ali. Il déclarait : “Je leur dis : “Je ne sors pas, j’ai peur”. Je vois un policier qui s’avance dans la fumée, je montre mes mains et là je sors. Là, ils m’attrapent à 2-3 et je les suis dehors. Dans ma vie, je n’ai jamais vécu quelque chose comme ça. Je me suis pris tellement de coups… Je suis censé avoir agressé leur collègue. Vous avez vu le dispositif en place ?”, déclare-t-il, encore sous le choc. Si après une telle scène, beaucoup auraient fait part de leur haine à l’encontre de la police, Michel à mis un point d’honneur à ne pas faire de généralité. Il parle avec sérénité, et sans haine :Je ne veux pas que l’on confonde ces 3 personnes-là […] qu’on mette tous les policiers dans le même bateau. C’est vraiment important pour moi.

Un non-respect des droits de Michel

Maître Hafida El Ali a raconté sur le plateau de TPMP qu’une fois Michel emmené au commissariat, aucun policier présent n’a jugé bon de lui notifier ses droits : “Quand j’arrive au commissariat, on me demande ce que je fais là, comment j’ai su ce qu’il s’est passé…” Elle explique ensuite le déroulement de l’audition qui a suivi l’agression. “On lui reproche des violences et lorsqu’on l’auditionne, mon client indique sa version et puis, on nous donne la version des policiers. La version, c’est que Michel les a attirés dans le studio. On voit dans la vidéo qu’ils rentrent d’eux-mêmes. Ils indiquent également qu’il les tire dans les studios, les molestent, tentent de leur prendre leur arme et appellent du renfort et se retrouvent dans un guet-apens. Ils ne savaient pas… [qu’il y avait des caméra]”. Alors que le parquet de Paris a classé la plainte des policiers sans suite, l’IGPN s’est pour sa part saisi de l’enquête. Dans le même temps, Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur a demandé le suspension des 3 policiers impliqués dans cette affaire, puis d’un 4ème policier (celui qui avait lancé la grenade lacrymogène dans le studio). Par la suite, les 4 gardiens de la paix (!) ont été placés en garde à vue, alors qu’une enquête pour “violence par personne dépositaire de l’autorité publique” et “faut en écriture publique”, a été ouverte. 3 des policiers sont également entendus pour “violences volontaires, en réunion, avec arme et à caractère raciste”. Et alors que la classe politique s’agite, au moment même où la proposition de loi sur Sécurité globale fait débat, le gouvernement semble sérieusement se soucier de cette bavure policière. Ce vendredi 27 novembre, le président Macron, qui a déclaré sur Facebook que les images faisaient “honte”, se serait même entretenu exclusivement sur ce dossier avec Gérald Darmanin, durant 15 minutes… Espérons qu’il en soit ressorti quelque chose de constructif, qui mette enfin un terme à ce genre d’exactions qui ternissent l’image de la police en France.

De nombreuses personnalités apportent leur soutien

Artistes, sportifs, acteurs, réalisateurs, politiques… de nombreuses personnalités ont apporté leur soutien à Michel après la diffusion des images. Aya Nakamura a tweeté : “Merci aux caméras et courage à Michel”. De son côté, Kylian Mbappé a repris un passage du morceau Ma France à Moi de Diam’s. Il écrit : “Ma France à moi elle a des valeurs, des principes et des codes… Ma France à moi ne vit pas dans le mensonge…Rim’k à quant à lui écrit : “Et ils veulent qu’on arrête de les filmer… Force à Michel”. Benjamin Mendy se pose pour sa part une question existentielle : “Sans les vidéos il se serait passé quoi pour Michel ? on aurait préféré croire la version des policiers sous serment ?” a-t-il écrit en mentionnant le ministre de l’Intérieur. Antoine Griezmann, Ninho, Fianso, Maes, Sneazzy, Black M, Médine ou encore Ahmed Sylla y sont tous également allés de leur petit mot…

 

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