Un jeune rappeur de 18 ans a été condamné à 21 mois de prison ferme pour apologie du terrorisme. Dans un clip sorti récemment, il avait choqué avec la phrase “On découpe comme Samuel Paty, sans empathie”.

Le 16 octobre dernier, la France était de nouveau endeuillée après l’assassinat de Samuel Paty, professeur d’histoire-géographie d’un lycée de Conflans-Sainte-Honorine (78), décapité par un terroriste quelques jours après avoir donné un cours sur la liberté d’expression au cours duquel il avait notamment évoqué et montré les caricatures de Charlie Hebdo. Un acte odieux qui a évidemment provoqué un choc dans la communauté nationale et a replongé l’hexagone dans ses heures récentes les plus sombres. Dans ce contexte, près d’une vingtaine d’artistes, dont Akhenaton, Médine ou Oxmo Puccino se sont réunis au début du mois afin de rendre hommage à l’enseignant sur un projet baptisé Jours de gloire.

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Une peine élevée

Mais sans surprise, certains ont voulu faire le buzz en citant le nom de Samuel Paty, et la justice a décidé de sévir. Ainsi, la procureure de la République de Meaux a annoncé ce jeudi soir la condamnation d’un jeune rappeur nommé Maka et âgé de 18 ans. Interpellé mercredi par les forces de l’ordre, il a été présenté à un juge en comparution immédiate et a écopé d’une peine de 21 mois de prison ferme pour apologie du terrorisme, recel de vol et destruction par moyen dangereux pour les personnes. La magistrate a par ailleurs affirmé que le prévenu contestait “les infractions qui lui sont reprochés”.

Originaire de Lagny-sur-Marne (77), il avait choqué de nombreux internautes avec un nouveau clip sorti le 11 novembre et dans lequel il affirmait notamment “On découpe comme Samuel Paty, sans empathie”, tandis que dans le clip, une voiture était incendiée et que lui et ses partenaires apparaissaient cagoulés et munis de machettes, de couteaux ou de scies. 3 jours après la sortie du morceau, un élève d’un collège de Savigny-le-Temple – depuis présenté à un juge pour enfants – avait repris les paroles pour menacer sa professeur, qui rendait hommage au professeur mort en donnant un cours consacré à la liberté d’expression.

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