Niro a poussé un coup de gueule sur Instagram à propos du boycott des artistes en développement, des chiffres de ventes, des médias…

Très prolifique ces derniers mois, Niro a gratifié son public de 2 projets en 2020. Intitulés Stupéfiants et Sale Môme, les opus avaient respectivement vu le jour en janvier et juillet. Jamais rassasié, le rappeur de Blois a démarré l’année 2021 sur les mêmes standards en dévoilant ce mercredi 6 janvier le clip d’Œil de Juda. S’il possède donc une base fan solide et un public fidèle, Noureddine Bahri (de son vrai nom) reste toutefois conscient des difficultés que rencontrent actuellement les jeunes artistes désireux de se lancer et de se hisser au sommet. C’est la raison pour laquelle Niro a passé un message aux rappeurs confirmés et aux médias spécialisés “qui ne calculent pas les artistes en développement” en story Instagram. “N’attendez pas que ça pète pour gratter le dos des gens à qui vous n’auriez même pas donné l’heure avant le succès”, écrit-il, avant d’ajouter : “Et n’oubliez pas que vous aussi on vous a fermé les portes avant la gloire, vous n’étiez personne. Nous savons… Vous savez… La roue tourne, restez humble.” Un message juste et réaliste, qui traduit aussi un ras-le-bol vis à vis d’un milieu enlisé dans un système peu enclin à dénicher et aider les nouveaux talents, alors que Niro porte aussi aujourd’hui la casquette de producteur…

Niro

Niro – Œil de Juda :

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Un message pour le public

S’il a visé tout particulièrement les médias et les rappeurs dans un 1er message, Niro a également tenu à mettre les auditeurs face à leurs responsabilités, leur expliquant que la musique ne se consomme pas en fonction des chiffres de ventes. Une information devenu essentielle depuis quelques années chez les consommateurs de musique, des comptes Twitter et Instagram se créant régulièrement pour ne communiquer que sur les scores réalisés par les artistes chaque semaine. “Pareil pour le public, se faire un avis sur des artistes en fonction de leurs chiffres (souvent truqués), ça s’appelle écouter la musique avec son cul…”, dénonce-t-il, rappelant aux internautes qu’un grand nombre d’inconnus “brisent le dos” de nombreux rappeurs, y compris lui. L’artiste de 33 ans revient ensuite sur un fléau qui gangrène dans le rap depuis plusieurs années : la triche.J’ai presque envie de leur dire de tricher, parce qu’être honnête dans un milieu pareil, c’est de la bêtise.” Des propos validés par la chanteuse et auteur Kayna Samet, qui a relayé le discours de Niro en story, le qualifiant de “boss”. Aussi cru soit-il, cet aparté sur la situation dans laquelle se trouve actuellement le game en France aura peut-être le mérite de faire avancer les choses…