Tandis que fin janvier, les locaux de leur association La cité des arts visuels avaient été perquisitionnés, Ladj Ly et son frère Amadou ont été entendus par la police mardi et mercredi. Ils sont suspectés de blanchiment, d’abus de confiance, d’abus de biens sociaux, de faux et d’usage de faux.

Réalisateur du film Les Misérables, Ladj Ly a été placé en garde à vue ce mardi à Bobigny avant d’être libéré hier après-midi, au même titre que son frère Amadou. Les 2 hommes, respectivement fondateur et président de l’association La cité des arts visuels – qui gère notamment l’école de cinéma Kourtrajme située à Montfermeil -, ont été entendus par les enquêteurs du service départemental de Police Judiciaire du 93. Ces derniers, qui avaient justement déjà perquisitionnés leur domicile ainsi que les locaux de l’association, souhaitaient interroger le cinéaste de 40 ans et son frère, qu’ils suspectent de “blanchiment”, “d’abus de confiance”, “d’abus de biens sociaux”, de “faux” et “d’usage de faux”.

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200 000 euros détournés ?

Selon les informations recueillis par Le Parisien, cette affaire avait débutée en février 2020 après un signalement effectué par Tracfin, l’organe chargé notamment de lutter contre les circuits financiers clandestins et le blanchiment d’argent au ministère de l’Économie et des Finances. Ce sont plusieurs retraits et transactions suspectes de l’association vers d’autres sociétés qui ont alertés les services de Bercy, qui estiment que 200 000 euros auraient notamment pu être détournés. Si les gardes à vues ont donc été levées, l’enquête reste toujours en cours, tandis que le rôle supposément joué par Ladj et Amadou Ly dans cette affaire reste encore à préciser.